lundi 16 janvier 2012

Quand la "colère" de la COD suscite l' ire des Imams .




Le vétéran des Imams des mosquées de Nouadhibou , a vivement critiqué le meeting que la coordination de l’ opposition démocratique( COD ) vient d’ organiser samedi dernier dans la capitale économique , sous le thème de la "colère" .
Selon l’Imam, l’islam interdit la colère qui n’engendre que les violences et les misères pour les peuples. Il a ajouté que le prophète Mohamed ( PSL), assimile la colère ( El ghadab ) au péché et qu’un fils de marabout comme Ahmed Ould Daddah , est mieux placé que quiconque pour le savoir . Au lieu d’exhorter les populations à la colère qui mène à la dérive, il devrait organiser un meeting pour leur apprendre l’endurance ( Essabr) , la bonne conduite et le respect du souverain ( weli El Amr) .
Ahmed Ould Daddah a pris le micro en plein meeting , pour répliquer à l’Imam du tic au tac, en précisant que l’immixtion de la religion dans la politique est justement à l’ origine des misères sociales.
Bedre Essine et Mohamed Ould Maouloud ont précisé tour à tour , que la politique n’est pas un système de croyances, mais une idéologie sociale. C’était donc , plus une sorte de conclave franc-maçonnique, qu’un meeting populaire de politiciens Mouslimin sincères , à la recherche de l' intérêt général . La COD a raté le train en marche et se limite aujourd’hui aux théories surannées comme ses députés périmés. Bedre Eddine , ente vem ! Est-ce pour courtiser la France- Afrique qui se dessine à l' horizon , après les prochaines élections d' avance perdues pour Sarkozy ? En tout cas, cette démarche ne lui vaudra jamais une place au soleil ! L'islam est une référence immuable et la malhonnêteté intellectuelle , suscite la colère de Dieu , le tout puissant plus que celle de la COD ! Cependant , ce meeting nous apprend au moins que cette coordination de l' opposition , est une génération ante- islamique (Asr El jahilia ) , dont il faut se méfier désormais.
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Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

dimanche 15 janvier 2012

URGENT : Opération spéciale Ouadane 2012 avec Point Afrique




A l’occasion de la 2e édition du Festival des Villes Anciennes qui se tiendra cette année à Ouadane du 4 au 10 février, le gouvernement mauritanien, via Point Afrique et Maurice Freund, organise un vol Paris / Atar / Paris du 5 au 8 février et finance le vol en intégralité.

Des circuits Atar / Ouadane / Chinguetti / Atar, en 4×4, hébergement en auberges ou sous tentes aménagées, sont proposés au public. Une simple participation aux frais est demandée :

150 euros + 97 euros de taxes d’aéroport.


Les visas seront délivrés à l’arrivée et probablement gratuits (organisation en cours).

Au-delà d’une simple action promotionnelle du Festival des Villes Anciennes, il s’agit là d’un geste fort de solidarité avec les populations de l’Adrar mauritanien qui subssent de plein fouet, et dans une indifférence quasi-générale, les dramatiques conséquences de l’arrêt brutal et total du tourisme.

La participation demandée est dérisoire en regard des frais engagés et des risques financiers encourus par tous les acteurs de cette opération. Seul un engagement moral est attendu des participants à ce voyage « pas comme les autres » : participer à la promotion de la saison 2012/2013. Car votre présence sur le terrain, vos témoignages à l’issue du voyage, les récits que vous ferez à votre entourage, les souvenirs, les photos que vous partagerez… seront le plus beau plaidoyer en faveur d’un pays qui nous a tant donné…

Les précisions pratiques nécessaires et modalités d’inscription seront disponibles dès lundi sur le site web de Point-Afrique ou par téléphone au : 04 75 97 20 40

Certains diront que c’est peu, que ce n’est rien… ou juste ridicule, un avion, comme ça, à Atar, pour quelques jours même pas une semaine…

Ceux qui ont vu la détresse cachée au fond des yeux des gens de l’Adrar savent… ils savent qu’on ne peut laisser un cri de désespoir se fondre et s’éteindre et se perdre… La réponse est loin d’être parfaite, c’est vrai. Mais c’est une réponse, une main tendue…

Je laisse bien sûr le dernier mot à Maurice Freund : « Il y a un engagement quand même… Ce n’est pas une promo. C’est, je l’ai déjà dit, un cri de désespoir… un besoin de croire que la Mauritanie n’est pas totalement abandonnée. »



Source :
Adrar-Info (Mauritanie)

Production minière: SNIM réalise un record "historique"




La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) a réalisé un chiffre d'affaires de 415 milliards d'ouguiyas (1 milliard 439 millions $) en 2011 grâce à un volume de vente de 11,02 millions de tonnes de minerai de fer, selon un communiqué de cette entreprise.

La société a précisé dans son communiqué , qu'au 31 décembre 2011, le bilan des opérations au titre de la même année a enregistré " un record historique de la production minière (terrassements) à +105 millions de tonnes, soit 21% par rapport à 2010 ".

Pour l'Administrateur Directeur Général de la SNIM, Mohamed Abdellahi Ould Oudaâ, "l'année 2012 doit être dédiée à la qualité des produits et des services, comme elle doit être marquée par une gestion rationnelle des ressources de l'entreprise et la maîtrise des coûts de production ".
Alakhbar

IRA à Aioun, altercation !




Nos camarades emprisonnés par la gendarmerie de Ain Farba ont été transférés ce matin a Aioune pour être entendu par le procureur et ils sont assister par deux avocats dépêchés par IRA , qui sont Maitre Zayed El mislimine et maitre Bah Ould Mbarek.

les autorités sont donc déterminés à détourner l'affaire de l'esclavage avéré vers une affaire qui oppose la gendarmerie a l'IRA ( Arafat 2) ... et les esclavagistes ne sont inquiétés. ils ne sont même pas envoyer pour enquête, la justice a donc entière confiance a la gendarmerie qui ont bien savourés leur Mechoui chez les bourreaux.

Ce matin devant le tribunal d'Aioune il ya eu une altercation entre les sympathisants de IRA a Aioune et les parents des esclavagistes venu feter leur impunité garantie par le pouvoir raciste de Mohamed Ould Abdel Aziz , il ya eu plusieurs blessés des deux cotés et la situation est chaotique a ce moment ....(affaire a suivre)




Source :
IRA Mauritanie

Meeting de la COD à Nouadhibou : Pourquoi les négro-mauritaniens l’ont-ils boudé ?




De l’avis de plusieurs observateurs, le meeting de la colère organisé ce samedi 14 janvier dans la capitale économique est un véritable succès en termes de mobilisation des populations. En effet, de nombreux citoyens se sont rendus au lieu où a été organisé ce rassemblement politique.

Au cours de cette rencontre avec leurs militants et sympathisants, les différents membres de la conférence des présidents de la COD, de Saleh Ould Hanena à Ahmed Ould Daddah en passant par Ahmed Ould Sidi Baba, Me Mahfoudh Ould Bettah, Ould Bourbos, Ould Bedreddine et les autres, s’en sont violemment pris au régime de Ould Abdel Aziz qu’ils ont qualifié de tous les noms d’oiseaux et qu’ils ont accusé d’être à l’origine de tous les maux dont souffre le pays.

Les chefs de file de la COD ont également demandé à Ould Abdel Aziz d’entreprendre au plus vite des réformes sinon de plier bagages.

Si la Coordination de l’opposition démocratique a réussi faire drainer beaucoup de monde au meeting de la colère, il n’en demeure pas moins qu’une grande interrogation a effleuré bon nombre d’observateurs qui s’interrogent sur les raisons de la faible affluence des éléments négro-mauritaniens à ce rassemblement politique.

Certains expliquent cette faible présence du fait qu’il n’y a de figure charismatique au sein de la COD issue de la communauté négro-mauritanien, le seul parti dirigé par un ressortissant de la communauté noire en l’occurrence le PLEJ que dirige monsieur Bâ Alassane, du reste à la tête de la présidence tournante de la COD ne jouit pas d’une réelle assise populaire dans la capitale économique, d’autres avancent comme arguments que les barons locaux de cette communauté, à l’image de Ba Abdoulaye, directeur général de la SMCP, tiennent fortement leurs bases majoritaire dans la ville et donc ont réussi à mener une contre campagne demandant à leurs troupes de ne pas se rendre au rassemblement de l’opposition.

De notre CP à Nouadhibou
Bâ Ismaila



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Source :
Le Véridique (Mauritanie)

Sur instructions du président Aziz, 3.000 hectares de terres cultivables seront aménagés au profit des rapatriés.




La Mauritanie accueillera le 25 mars prochain, à Rosso, le dernier convoi de rapatriement volontaire organisé des réfugiés mauritaniens au Sénégal. La date du 25 mars symbolise la Journée de réconciliation nationale en Mauritanie.

En effet, cette commémoration arrive trois ans, jour pour jour, après la Grande Prière de Kaédi qui a vu la participation du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a convié l’ensemble des Mauritaniens à sceller la réconciliation nationale et à transcender, dans un élan de foi religieuse et de solidarité patriotique, les vicissitudes, les rancœurs, la tristesse, les ressentiments et les douleurs nés de deux décennies d’injustice.

Avec la reprise des mouvements de rapatriement le 29 novembre dernier, les observateurs ont remarqué l’engouement des réfugiés à regagner la Mauritanie, permettant ainsi le rapatriement de 22011 personnes, regroupées au sein de 5287 familles, en 94 convois.

« En plus d’un retour organisé et digne , les 22 011 personnes rapatriées ont eu à bénéficier de la disponibilisation pour chaque famille de parcelle d’habitat, la mise en œuvre des programmes sociaux de base (construction de six nouveaux forages, extensions d’adduction d’eau, construction de 54 mosquées, construction de 69 salles de classe et équipement de 14 écoles, réalisation de plusieurs aménagements agricoles.…), la mise à disposition au profit des familles des programmes d’activités génératrices de revenus, l’achat de 41 136 têtes de bétail dont 20 284 vaches laitières suitées et d’aliments de bétail, la fourniture d’éléments pour embouche ovine et l’aviculture familiale, la création et l’approvisionnement de 101 magasins communautaires en produits alimentaires, l’ouverture de 12 dépôts pharmaceutiques et leur fourniture en médicaments de base, l’achat de 91 moulins à grain et de 12 décortiqueuses pour les coopératives agricoles, la fourniture de matériel de teinture pour les groupements coopératifs féminins, l’achat de 27 pirogues équipées pour la pêche fluviale, la réalisation de 14 parcs de vaccination… » précise Mohamed Ould El Kory, directeur de la communication à l’Agence Mauritanienne d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) avant d’ajouter : « l’ANAIR a déjà commencé, comme elle en a reçu l’instruction du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, la réalisation du programme d’aménagement de 3.000 hectares de terres cultivables au profit des rapatriés.

Notre agence a déjà remis à plusieurs coopératives agricoles de rapatriés des périmètres hydro- agricoles. C’est le cas, à titre d’exemple, des populations du village de Médina Salam, commune de Tékane, au Trarza, avec un périmètre hydro-agricole d’une superficie brute de 57 hectares (50 hectares nets cultivables). Ce périmètre dont les coûts d’aménagement et de mise en valeur au cours de la dernière campagne agricole de contre-saison se sont élevés à soixante cinq millions six cents vingt cinq mille huit cents quatre vingt seize Ouguiya , entièrement supportés par le budget de l’ANAIR, bénéficie à une population totale de cent trente-huit ménages dont quatre vingt dix-huit ménages de rapatriés.

Au cours d’une première année d’exploitation, réalisée conformément aux techniques culturales modernes, et sur la base d’un rendement moyen prévu de 8 tonnes de paddy par hectare, la production globale dégagée par ce périmètre a été de quatre cents tonnes de paddy, la meilleure au niveau national.

Dans le même temps, l’exploitation de ce périmètre a produit plusieurs centaines de tonnes de sous produits agricoles (paille et son de riz), ce qui permet de couvrir largement les besoins alimentaires du cheptel du village pendant une période de soudure, estimée à quatre mois », conclut le directeur de la communication de l’ANAIR.



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Source :
Mauritanie 24

Sous le linceul de l’abandon.



Nouadhibou… je n’y suis pas allé depuis plus de deux ans. Reprendre une route que je connais par cœur, arriver dans une ville qui est pour moi le résumé d’une Mauritanie que j’aime : celle du labeur, de l’enracinement et de la modernité… Plus de deux ans…

J’y suis parce que la ville vient de perdre l’un de ses fils prodigues, l’une de ses personnalités-clés, en même temps symbole d’une vertu qui a survécu aux flétrissures du temps, à la voracité de la loi du marché qui a façonné des générations, un homme qui s’appelle Moustapha Ould Ghallawi et qui vient de quitter ce monde.

Une vie remplie de bienfaits, de culture de l’abnégation, de culture de la vertu, de la mesure… Avec son épouse Aziza Mint Sbai, ils ont pu élever leurs enfants dans une atmosphère faite de bonté et de respect de l’autre.

Ils ont su inculquer quelques-unes des plus belles valeurs qu’ils ont héritées de leurs environnements respectifs… La perte d’un tel homme est l’occasion de faire ce déplacement pour présenter des condoléances que je réitère ici à tous les habitants de la région, aux familles restreintes Ehl Ghallawi et Ehl Sbai, aux enfants, aux petits-enfants…

Nouadhibou affiche une profonde tristesse malgré ses rues grouillantes. Le premier interlocuteur va vous parler de la crise économique… vous pourrez vous dire : «ces Mauritaniens qui se morfondent toujours. Toujours à se plaindre. Toujours à parler…» Il va pousser pour vous dresser un tableau noir de la situation… un diagnostic sévère qui n’implique cependant rien sur le plan de la vie de tous les jours. Ni révolte, ni grève, ni contestation exprimée au grand jour… pourtant nous sommes bien dans la ville de la contestation, «la ville frondeuse» comme on l’appelait du temps de Ould Taya…

Cette ville croule aujourd’hui sous la poussière et l’odeur fétide dégagées par les cinq usines de farine de poisson. Cinq usines fonctionnelles… sur un total de 37 agréments qui devraient bientôt se concrétiser. Ce sont des usines qui collectent la sardinelle pour la transformer en farine destinée aux marchés européens d’aliments de bétail et d’engrais.

Ailleurs, ces usines ne traitent que les déchets des prises. Ici, c’est bien le poisson en entier qui est transformé parce que, plus il y a de protéine, plus le prix est élevé. Ailleurs, toute usine qui s’installe doit répondre aux normes environnementales. Ici, aucune disposition n’est prise pour protéger l’environnement et les hommes.

Les odeurs pestilentielles dégagées par les cinq usines en activité font courir énormément de risques aux populations déjà affectées par des maladies respiratoires qui prennent l’allure d’épidémie. L’environnement, n’en parlons pas…

Nous sommes à cinq usines… et si toutes les usines prévues étaient en marche ? Et puis pourquoi cette ruée vers la production de la farine ? Il y a quelques années, la FAO a demandé aux pays producteurs de mettre fin à cette activité qui détruit une source importante de l’alimentation des hommes dans les pays concernés.

La FAO a réussi à amener le Maroc à démanteler une trentaine d’usines qui détruisaient ainsi la protéine dans un pays dont la population en a besoin. Toutes les usines démantelées au Maroc ont trouvé des partenaires en Mauritanie où elles ont commencé à s’installer. Nouadhibou en souffre avec cinq usines. A Nouakchott on en compte une.

Mohamed Fall Oumeir




Source :
Oumeir Blogspot (Mauritanie)

samedi 14 janvier 2012

Troubles, reconstitution, reconversion et réconciliation.



Voilà plusieurs années que l’UPR au Trarza, traverse une situation très difficile, lamentable Voire catastrophique. Certes, les autorités politiques leaders endossent la responsabilité de cette situation désastreuse.

Il y a lieu de signaler les débats et les assises de l’incontournable Ahmed Fall Tayfour, ont permis de faire l’historique des nos hommes ; c'est-à-dire le parcours politique durant ses cinq dernières années. Toutefois, le contenu de ces discussions nous incitera d’avoir de nouvelles visions et d’opinions à Rosso.

Par ailleurs, les débats du week-end dernier riches en enseignements, occasionneront certes des consultations curatives au sein de la section et de la sous section, conformément aux souhaits du président Mohamed Ould Abdel Aziz , dont le choix favorise la démocratie qui garantie la stabilité dans un esprit de groupe homogène pour une Mauritanie constructive.

Amadou Mokar Diop

UPR Rosso

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Source :
Amadou Moktar Diop (UPR, Trarza)

Zouerat : La police saisie 2 kilogrammes de drogue.




2 kilogrammes de drogue, dissimilés dans le pneu d’une voiture de marque Nissan, ont été saisis, vendredi 13 janvier 2012, par la police à Zouerat dans la Wiliaya de Tiris Zemmour (nord Mauritanie). Le trafic opéré par une bande de jeunes.

Auparavant, la police avait arrêté, toujours à Zouerat, d’autres trafiquants qui transportaient une quantité de drogue dans un bidon de vingt litres.




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Source :
Alakhbar (Mauritanie)

IRA – Mauritanie : Note d’information sur l’état de santé des détenus de Ain Farba se détériore.




Les militants de l’IRA (Dr Ely Ould Rava, Lehbouss Ould Amar, Abdallahi Abou Diop, et El Mehdi Ould Ahmedou) qui étaient parti assister un adolescent qui a fui l’esclavage et s’est adresser a IRA-Mauritanie, pour pouvoir porter plainte contre ses présumés bourreaux et libérer ses petits frères mineurs encore sous le joug de l’esclavage par ascendance, dans la localité de Agharghar, au centre-est de la Mauritanie, sont toujours incarcérés par la gendarmerie de Ain Farba pour leur deuxième jour consécutif.

L’ état de santé de ses militants d’IRA se détériore de plus en plus après qu’ils aient observé une grève de la faim en protestation contre leur arrestation arbitraire et le refus des autorités d’enclencher la procédure juridique en vigueur pour libérer les enfant esclaves et sanctionner les esclavagistes, la famille Ehel Khanvour.

Les conditions de détention des militants anti- esclavagistes sont inhumaines car ils sont menottés et torturés physiquement en plus de la torture psychologique et l'humiliation dont ils font objet depuis leur arrestation lorsqu’ils ont entamé un sit-in de protestation pacifique contre l’impunité accordée par les autorités à la famille coupable en flagrant délit de pratiques esclavagistes.

IRA – Mauritanie , s’engage jusqu’au bout du sacrifice dans cette affaire et,

- Alerte l’opinion publique nationale et internationale sur le régime de détention inhumain et pouvant conduire à la mort ou à de fortes dégradations de la santé des détenus

- S’élève encore une fois contre la stratégie de l’Etat mauritanien qui s’en prend aux plaignants contre l’esclavage au lieu de punir ceux qui en sont coupables ;

- Lance un appel pressent aux organisations et organismes nationaux et internationaux, aux défenseurs des droits de l’homme et aux partis politiques, pour faire pression sur le pouvoir du général Aziz pour qu’il applique la loi 0048 /2007 incriminant l’esclavage, sur ce cas de pratiques avérés d’esclavage et bien d’autres pendants devant la justice et pour libérer les quatre militants d’Ira :le journaliste El Mehdi ould Lemrabott, le Dr Ely ould Ravee, Lehbous ould Omar et Abdallahi Abou Diop ;

Nouakchott le 13/01/2012

La commission de communication

Don au profit des enfants nécessiteux de Nouadhibou


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Le quartier périphérique « laweyna » a connu un engouement la matinée du samedi 07 janvier 2012. Une forte délégation (57 personnes) composée spécialement de citoyens allemands membres de l’association DUST- AND- DIESEL.De partenaire de l’ONG AEPN (Aide aux Enfants et Parents Nécessiteux) a effectué une visite des locaux de la dite ONG et des salles de classes ouvertes au profit des enfants issus de familles démunies.

Les partenaires allemands ne font pas le déplacement les mains vides. Ils ont offert beaucoup de cadeaux composés de vêtements, chaussures, fournitures scolaires, matériel médical… Après la cérémonie de réception des dons, le convoi s’est ébranlé pour se rendre dans un autre quartier périphérique nommé « Base » où l’ONG AEPN dispose de deux lots fruits du partenariat avec l’ONG Allemande.

Cette dernière s’engage à valoriser ces lots en prenant entièrement en charge la construction et l’équipement d’un orphelinat et le début des travaux est prévu en fin de l’année 2012. Des matchs de gala étaient aussi au programme durant l’après-midi.

Les vainqueurs ont été primés. L’AEPN a offert un dîner à la délégation pour finir cette journée en beauté. L’antenne de l’ONG AEPN à Nouakchott recevra les visiteurs allemand ce jeudi matin 12 janvier. Sur recommandation des partenaires allemands l’AEPN ouvrira prochainement une antenne régionale à Kaédi.

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Source :
Abou Bâ
| Education, Culture, Littérature, Musique
| Lus : 58

jeudi 12 janvier 2012

Rosso : Ould Teyvour tergiverse au sein de l’UPR.




Il y a certains hommes politiques qui sont tellement instables au point qu’il est difficile, voire impossible, de les ficher dans un cadre politique précis. C’est le cas de l’ancien député de Rosso et actuel président de la troupe artistique des « Sbeyniyatt » Mohamed Vall Ould Teyvour.

En effet, cet homme qui depuis l’avènement du parti UPR a toujours été l’un des piliers du sénateur Mohamed El Hassen Ould El Hadj dit Mohssen jusqu’il y a deux semaines, précisément le jeudi 15 décembre 2011 date à laquelle il a boudé le sénateur.

Ainsi, il a le plus simplement du monde organisé un dîner chez lui au profit de la tendance UPR dirigée par un autre ancien député de la ville non moins connu répondant au nom de Slame Ould Meine, avec lui l’actuel maire de Rosso Fassa Yérim et l’actuel député Ould Moutali.

Au cours de ce dîner, Ould Teyvour n’a pas manqué d’éloges à ses hôtes tout en s’attaquant sans retenue au sénateur et sa tendance. Il a enfin annoncé son ralliement, sans conditions, au groupe du maire. Nous avons eu la malchance de titrer dans le site CRIDEM « La coordination UPR de Rosso enregistre un ralliement de taille ». Mais nous ne sommes pas restés longtemps sans nouvelles de Teyvour.

Il a vite retourné sa veste pour revenir dans les bras du sénateur au profit duquel il a réorganisé deux dîners successifs le jeudi et le vendredi derniers. Sans surprise, Ould Teyvour prend la parole pour dire ceci : « je n’ai jamais cherché à me séparer de Mohssen car c’est mon frère et nous sommes inséparables.

J’ai organisé la dernière fois un dîner au maire et au député tout en annonçant mon ralliement à eux c’était juste un leurre à travers lequel je voulais exprimer un petit mécontentement contre mon frère Mohssen parce que mon fils a poignardé un jeune garçon, j’ai été emmené à me déplacé à Nouakchott pour rester au chevet de la victime, mon frère Mohssen ne m’a pas rendu visite, alors je me suis fâché.

J’ai alors invité Fassa et Moutali mais ils savent dans leur fort intérieur que je ne suis pas avec eux. Moutali est un milliardaire mais il ne peut jamais rendre un service à quelqu’un ni même à un artiste quelque soit la prestation de ce dernier. Dans sa maison, il ne reçoit pas les pauvres, il ne rend visite à personne. Par contre Mohssen est l’ami des pauvres, il leur donne son argent, il leur rend visite, il les reçoit comme des frères chez lui.

Il a fait de Rosso ce qu’elle est aujourd’hui, la politique à Rosso n’a pas de sens sans Mohssen car il n’a pas besoin de nomination, son père était un grand commerçant à Rosso et il a toujours été du côté des faibles : tel père, tel fils. Donc Mohssen n’est pas comparable avec Fassa et Moutali qui ne valent pas grand-chose et n’ont personne derrière eux… »

Tels étaient les propos de Mohamed Vall Ould Teyvour le vendredi 6 janvier dernier dans sa maison à Ndiourbel dans laquelle il avait reçu trois semaines auparavant Fassa, Slame et Moutali avec tous les honneurs d’hommes respectables.

Jiddou Hamoud Derdeche


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Source :
SneibaMohamed.over-blog (Mauritanie)

Les autorités mauritaniennes tentent de camoufler l'affaire de trois victimes d'esclavage à Teintane



Communiqué de presse d'IRA-Mauritanie

Une Importante délégation de l’IRA MAURITANIE est actuellement en sit in dans les locaux de la Brigade de gendarmerie d’Ain Farba dans le département de Tintane, wilaya du Hod el Gharbi. Pour cause le commandant de Brigade de Ain Farba Adjudant Boubout, qui était semble-t-il informer de leur déplacement est en train de jouer sur le temps certainement pour camoufler cette affaire d’esclavage avéré >. Depuis l’arrivée de la mission cette après-midi a Ain Farba le commandant de brigade n à cesser de les intimider, il a même porté la main sur le journaliste rédacteur en chef de elmuchahid .net, qui accompagne la délégation. Il est en train de chercher a convaincre le plaignant de laisser tomber cette affaire au lieu d’aller chercher les esclavagistes et les victimes.

Tout a commencé quand Med Lemine Ould Mbarek Ould Laghdhaf est venu demander à IRA de l’aider a libéré ses deux frères (mineurs) Taleb Jidou et Mohamed El Mokhtar, et sa sœur (mineure)Aynna mint Mbarek, tous tenues en esclavage par Mohamed Nouh Ould khanfour et son épouse Louty mint Gardy qui habitent dans la commune de Agharghar.

IRA Mauritanie met en garde contre l’agissement des autorités dans le département de Tintane et exige l’enclenchement de la procédure visant à libérer ces esclaves et arrêter les esclavagistes, ceci en application à la loi 0048/2007 .

Nouakchott le 10/01/2012

La commission de communication

le 10 janvier 2012

COD : Invitation.




La Commission de Communication de la COD invite les représentants de la presse nationale et internationale à assister au meeting que la Coordination organise

Le samedi 14 janvier 2012 à 17heures,

Place de la tribune officielle à Nouadhibou.
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Source :
COD via Idoumou Mohamed Lemine Abass

Réouverture en septembre prochain de l’Ecole agricole de Kaédi, en Mauritanie, après 16 ans de fermeture.



L'Ecole nationale de formation et de vulgarisation agricoles de Kaédi (ENVA), en Mauritanie, rouvrira ses portes en septembre prochain après 16 ans de fermeture, a annoncé mercredi à Nouakchott le ministre mauritanien du commerce, de l'industrie, de l'artisanat et du tourisme, par intérim ministre du développement rural, Bamba Ould Dermane.

Une enveloppe de 1,5 milliard d’ouguiyas (5,1 millions de dollars américains) a été ciblée pour couvrir les investissements nécessaires à la remise en marche de l’ENVA, a précisé Ould Dermane à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation et de concertation à ce sujet avec les partenaires du secteur du développement rural, mercredi à Nouakchott.

Il a ajouté qu’une requête relative à ce montant a été soumise à la Banque mondiale pour l’intégrer dans le Projet d’appui à la formation professionnelle, financé par l’Agence internationale de développement.

Créée en 1962, l’ENVA a formé de nombreux cadres techniques qui ont joué un rôle capital dans le développement du monde rural en Mauritanie. Sa fermeture en 1995, due à une vision brouillée chez les décideurs de l’époque, selon le ministre, a causé le délabrement d’un grand nombre d’installations et d’équipements agricoles.

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Source :
Agence de Presse Africaine

RPC forme sur les techniques d'animation et de communication.




L’auberge de Bababé abrite du 11 au 14 Janvier un séminaire de formation en techniques d'animation et de communication externe au profit des organisations membres des réseaux locaux de Kaédi et Bababé Celle formation réunie une trentaine de participants.

Organisée par RPC ( réseau pour la promotion de la citoyenneté ) , cet atelier de quatre jours après celui de Kaédi en est aminé par Malal samba Guisset consultant en développement communautaire.

Rappelons que le projet RPC que coordonne Mme Salimata Sow est en partenariat avec junta de andalucia et intermon oxfam. Il vise à renforcer la société civile locale pour participer et contribuer efficacement au suivi et à l’évaluation des plans de développement de quatre communes de Mauritanie ( Rosso, Boghé, Bababé et Kaédi ).
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Source :
Ba Basf

Bienvenue au festival nomade.




Depuis 2009, le Festival Nomade a lieu chaque année, en Mauritanie et… au Canada. L’objectif de cet événement d’envergure est double : célébrer la culture nomade mauritanienne dans ses dimensions humaines, culturelles et économiques; et faire mieux connaître les richesses de ses traditions dans le pays lui-même ainsi qu’à l’étranger.

Fidèle aux valeurs nomades, le Festival parcourt la planète à la rencontre de l’Autre. Point de convergence de personnes et de groupes d’horizons divers, il favorise les échanges culturels et le partage des connaissances et pratique un écotourisme respectueux de l’environnement et des coutumes et traditions locales.

Le cinquième Festival Nomade se déroulera du 24 janvier au 5 février 2012 en Mauritanie. Cette année, les activités accorderont la priorité à l’écotourisme et au développement durable dans la région d’Ividjaren :

Consultation des populations locales pour déterminer leurs besoins; Plantation d’arbres, installation d’une pompe à eau solaire, développement maraîcher et fruitier en prévision de la sécheresse estivale; Déploiement d’un projet pilote d’énergie solaire pour l’éclairage et la production alimentaire; Construction de maisons en sacs de sable selon une conception moderne inspirée des ressources locales et de techniques architecturales de lutte contre la désertification.

Une flamboyante course de chameaux (le 28. janvier) à laquelle sont conviés les nomades du monde entier! Les participants vivront également la vie des nomades en caravane pendant plusieurs semaines. Ils apprendront à monter les chameaux et parcourront le désert à la recherche de pâturages pour leurs animaux.

Pour en savoir davantage: Atigh Ould +1 514 948 9993 atighs@gmail.com www.nomadefestival.com

Historique des éditions passées

À l’hiver 2009, pour la première édition, des nomades ont afflué des quatre coins de la Mauritanie pour célébrer le dynamisme de leur culture : jeux traditionnels, musiques, danses – et une course de chameaux qui a rassemblé plusieurs centaines de participants! Cet événement, dont le rayonnement a dépassé toutes les espérances, a été organisé en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme et le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports de la Mauritanie, la Mairie de Tingadesh ainsi que les élus et l’ensemble des collectivités de la wilaya de Trarza.

En janvier 2010, le Festival installe de nouveau sa khaïma en Mauritanie : une caravane du sel (ravgue) emmène les participants à dos de chameaux depuis le village d’Ividjaren jusque dans les sebkhas de l’Inchiri, puis retour à Nouakchott. Cette épopée se conclut par une exposition avec danse d’accueil de la caravane, dégustation de plats traditionnels du Québec, après-midi de contes et tours de chameaux au Centre culturel français Saint-Exupéry.
En octobre 2010, pour la première fois de son histoire, le Festival Nomade plante sa tente en terre nordique. Au menu de cette grande première montréalaise : débats (en collaboration avec le Département d’anthropologie de l’Université McGill), projections de films, concerts, soirées de méditation, gastronomie, contes en plein air… Venu expressément de Mauritanie pour le Festival, le griot Jemal Oud Abba séduit l’auditoire de ses chants évoquant la vie dans le désert. Le Festival consacre une journée aux femmes nomades, et une autre aux réfugiés ainsi qu’aux migrants.

En décembre 2011, la deuxième édition montréalaise rassemble sous une khaïma déployée en pleine ville des universitaires et des artistes autour de thèmes nomades : panels de réflexion, bazars, soirées de musique, danse, contes et parole, improvisation musicale... Comme à chacune de ses éditions, le Festival perpétue avec bonheur la tradition d’hospitalité des nomades : chaque soir, les participants et le public sont invités à un grand repas collectif qui met en valeur les spécialités mauritaniennes.

En 2012, une édition double Du 24 janvier au 5 février 2012, le Festival reprend le chemin de la Mauritanie. Cette année, les activités accorderont la priorité à l’écotourisme et au développement durable dans la région d’Ividjaren : consultation des populations locales pour déterminer leurs besoins; plantation d’arbres; installation d’une pompe à eau solaire; développement maraîcher et fruitier en prévision de la sécheresse estivale; déploiement d’un projet pilote d’énergie solaire pour l’éclairage et la production alimentaire; construction de maisons en sacs de sable selon une conception moderne inspirée des ressources locales et de techniques architecturales de lutte contre la désertification.

Les participants vivront également la vie des nomades en caravane pendant plusieurs semaines. Ils apprendront à monter les chameaux et parcourront le désert à la recherche de pâturages pour leurs animaux. Le Festival Nomade-Mauritanie 2012 se terminera par une flamboyante course de chameaux à laquelle sont conviés les nomades du monde entier!

La même année, renouant avec les latitudes nordiques, le Festival Nomade redéploiera sa khaïma à Montréal, au Canada. Le public sera invité à des conférences sur le nomadisme, des expositions et des spectacles de musique, de danse et de paroles. Bâtissant sur le succès des éditions montréalaises antérieures et sur la réputation qu’il s’est acquise auprès du public canadien, le Festival proposera cette année une programmation encore plus étoffée qui lui permettra de sensibiliser un auditoire encore plus nombreux et diversifié aux questions nomades ainsi qu’à la culture et aux traditions mauritaniennes.

À suivre…


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Source :
Ould Abdallahi El Atigh

mercredi 11 janvier 2012

L’IRA ira à Sorimalé: Pèlerinage dans la vallée des larmes



image manquante Après le pèlerinage d’Inal, le 27 et 29 novembre, le président de l’IRA-Mauritanie, Biram Ould Dah Ould Abeid, a décidé de se rendre à Sorimalé, le 28 novembre 2012. Objectif: se recueillir sur la fosse commune de ce paisible village fortement traumatisé, lors des fameux évènements de 89-91. Situé en bordure du fleuve Sénégal – un crime, à l’époque – ce village, peuplé de cultivateurs, de pêcheurs et d’éleveurs a payé un très lourd tribut à sa situation géographique.
Sorimalé a obtenu sa triste et amère célébrité, avec deux évènements choquants: la découverte d’une fosse commune où étaient enterrés plusieurs de ses ressortissants – voir «Mauritanie Nouvelles» n° 10, en date du 21 mars 1992 – et l’assassinant, dans la nuit du 22 au 23 août 1992, d’un commerçant maure installé, dans la localité, depuis 1988.

Assassinés froidement
Les populations de Sorimalé ont subi, de plein fouet, les conséquences des évènements de 1989. Comme nombre de villages situé sur la rive du fleuve, Sorimalé s’est vu flanqué d’un poste de police dont la principale mission était de surveiller les va-et-vient à travers le fleuve, avec, à la clef, droit de rançon des populations. Pour traverser, ne fût-ce que pour des condoléances, chacun devait s’acquitter de 100 à 200 UM. Pour les commerçants, la taxe variait selon la quantité et la valeur en transit. Ambiance également variable, au gré des mutations des policiers et des arrestations plus ou moins arbitraires. Sorimalé et les villages voisins, situés un plus loin de la rive, s’accommodèrent, difficilement, des humeurs des commissaires et des commandants de brigade qui se succédèrent à M’Bagne, durant cette période.
Cette situation, pesante mais, tout de même, vivable, dura jusqu’à l’intrusion, dans la zone, d’hommes armés, travaillant officiellement, dans la coupe du bois, mais chargés, manifestement, de beaucoup plus basses besognes, sous la protection de l’administration et des forces de sécurité. Cette sorte de milice para-militaire circulait à sa guise, tandis que les populations locales n’osaient même plus se rendre dans leurs champs, à certaines heures de la journée. Ceux qui avaient le malheur de s’aventurer à peine hors de leur village risquaient, tout simplement, d’être abattus. C’est ce qui est, hélas, arrivé, le 18 mars 1990, à Samba Dioulé Dia, Abou Mamadou et Diallo Thierno Moctar, partis à la recherche de leurs animaux. Tirés comme des lapins, à en croire les sources dignes de foi, par la bande armée qui écumait la forêt dite de Diakal, au nord-ouest de Sorimalé. Leurs corps seront découverts dans une fosse commune, deux ans plus tard. La presse indépendante se déplaça sur les lieux et Sorimalé, village martyr, fût placé sous les feux de l’actualité. Le permanent du CMSN de l’époque, le docteur N’Diaye Kane fut dépêché sur les lieux, sans suites.
A ces personnes froidement assassinées, il faut ajouter Amadou Harouna Thiongane. Cet homme, très connu, dans la zone, pour sa jovialité et sa courtoisie fut abattu par des éléments de la Garde qui avaient remplacé les policiers. Presque tous analphabètes, ces nouveaux-venus se sont livrés à toutes sortes d’exactions: interdire les cérémonies de famille et la surveillance de champs, poussant, même, le culot à prohiber la lumière dans les maisons, la nuit, et à obliger les gens à leur apporter des moutons, pour leur alimentation.
Thiongane Amadou a été arrêté, de nuit, au bord du fleuve: c’était un crime. Les gardes l’ont accusé de venir de l’autre côté du fleuve et de servir de vaguemestre pour les mauritaniens de la diaspora. Autrement dit, de convoyer l’argent que la diaspora envoyait aux familles restées au pays. Les villageois ont déclaré avoir entendu les gardes le battre à coups de crosses et de ceinturons, en traversant la ville, pour l’achever hors du village. Que Dieu accorde justice et repos à ces hommes lâchement assassinés par des forces dites de sécurité ou des sbires à leur solde.

Prétexte tout trouvé

Dans la nuit du 22 au 23 août 1992, Sidi Ould Soueid est attaqué par des hommes armés. Criblé de balles, il meurt, peu après son évacuation vers Kaédi, via M’Bagne. Alerté, Isselmou, le commandant de brigade de M’Bagne, se rend à Sorimalé et entame l’enquête, avant d’en être dessaisi par les fusiliers marins installés à Bababé, venus, en force, sous le commandement de Sidi Mohamed Ould El Vaida. Selon Isselmou, rencontré, à M’Bagne, le jour même de son limogeage, les assaillants étaient venus du Sénégal et il s’agissait d’un règlement de compte.
Mais, pour les fusiliers marins, le commerçant avait été tué par les jeunes du village où il tenait boutique, depuis 1988. Comme on dit, dans la vallée: «un chameau ne meurt jamais naturellement, près des champs, il est toujours abattu par les cultivateurs locaux». Sitôt arrivés, les fusiliers marins placèrent le village en état de siège, durant trois jours. Personne ne sort, personne ne rentre, sauf les animaux. Presque tous les hommes valides furent conduits au poste, installé à l’école du village. Tortures, bastonnades, humiliations… tout y passa. C’est des suites de ces exactions que Dia Hamatt Atoumané, un grand notable du village, décèdera. Une mort atroce qui a suscité une vive polémique, entre l’UFD de l’époque et le PRDS naissant. Pour les premiers, c’était le chef de village qui avait été tué, pour les seconds, c’était son frère. Venues pour les condoléances, les populations des villages voisins furent soumises à des enquêtes et intimidations.
Au terme de leurs interrogatoires musclés, les fusiliers marins retinrent onze personnes au poste: Diop Kalidou Penda Dikel, logeur du commerçant; Astel Mairam, son épouse; Dia Demba Atoumané, chef de village; Anne Ali Maya, adjudant de la Garde à la retraite; Sarr Ousmane Thierno, garde à la retraite; Sarr Alassane Dama, Niass Yaya, Sow Abou Mairam, Hamidou M’Bodj, Diop Ismail Demba et Tall Malick. Quatre seront déférées au Parquet d’Aleg: Niass Yaya, Hamidou Bodj, Diop Ismaila Demba seront relaxés, quelques mois plus tard, tandis qu’Alassane Dama Sarr croupit, en ce début d’année 2012 encore, en prison à Aleg.
Malgré le déploiement en force des fusiliers marins et du déplacement, sur les lieux, du commandant de la 5ème région militaire (Aleg), l’enquête n’a pas permis d’élucider le meurtre. Les populations du village à qui l’on fit porter le chapeau gardent le sentiment d’avoir été victimes d’une expédition punitive de l’administration et des fusiliers marins de Bababé. Les douilles, trouvées sur les lieux du crime, n’ont pas l’objet d’analyse poussée. Mais, selon diverses informations concordantes, elles proviendraient d’armes de guerre détenues par les forces de sécurité ou les bandes qu’elles armèrent. Craignant d’être emprisonné voire exécuté sans autre forme de procès, personne de la vallée n’osait détenir une arme à feu, pas même un mousquet traditionnel. Beaucoup s’étaient débarrassés de leur fusil, pour ne pas s’attirer des ennuis. Seuls les expulsés de l’époque, qui organisaient des raids en Mauritanie, pour récupérer leur bétail spolié, utilisaient des armes à feu.
Le pèlerinage qu’IRA Mauritanie et les organisations de défense des droits de l’Homme vont effectuer à Sorimalé, en novembre prochain, constitue une importante consolation, faute de réparations, pour des citoyens qui se sont sentis, pendant les évènements 89/92, comme n’étant pas des mauritaniens. Comble de cruelle ironie, le poste de police, installé, à Sorimalé, après les gendarmes et les gardes, continue, aujourd’hui encore, à racketter les populations amenées, pour des raisons diverses, à traverser le fleuve Sénégal qui ne constitua jamais, avant ces évènements, une frontière. Pour traverser le fleuve, les gens de ce village et des localités voisines, traumatisés par les exactions qu’ils ont subies, se résignent à payer octroi. Des montants qui ne sont, bien évidemment, jamais reversés dans les caisses de l’Etat.
Espérons, en tout cas, que le pouvoir ne fera pas obstacle à ce pèlerinage censé lever, un tout petit peu, le coin du voile, encore opaque, sur ce qui s’est passé dans cette vallée des larmes.
DL

Cri au secours d’un citoyen à Barkéol : A son Excellence Monsieur le Président de la République.




Excellence ;

Nous avons l’honneur de vous adresser cette lettre ouverte, pour vous exprimer, ce que nous vivons comme injustice dans la Moughata de Barkéol, dans le cadre des démarches d’une certaine féodalité en connivence avec les autorités administratives locales, visant à nous spolier nos terres de culture.

Excellence,

Le contentieux foncier qui m’oppose avec Mouhamed Mahmoud O Abeid El Barka via Mouhamed saleh O Abghary, que je vous soumets aujourd’hui, a été exposé dès son début aux autorités locales de Barkéol, qui ont tranché au final, en faveur de mes adversaires dans les conditions les plus arbitraires du monde.

Il faut noter l’existence dans cette partie de la Mauritanie d’une règle non écrite, mais très en vigueur qui fait que les autorités tranchent les litiges fonciers qui surgissent de plus en plus, entre les forces de productions et de progrès à celles d’exploitation et rétrogrades, en faveur ces dernières au détriment des lois de la république.

Comme c’étaient le cas des litiges de Laweissy, Gabra et Boulahrath de l’année 2011. Ce qui dénote d’un grand manque de responsabilité en vers tout ce qui est développement de la nation.

C’est dans ce contexte, l’affaire a été portée auprès du wali, qui se trouvait en congé. Néanmoins son intérimaire saisit du dossier et a contacté le Hakem de Barkéol sur le sujet, au dernier de lui faire comprendre que sa décision a été prise en concertation avec le wali titulaire. De la, il m’a paru claire qu’au niveau de l’administration régionale que les issues sont bouchées.

Mes réflexions se sont tournées vers le Ministère de l’intérieur et de décentralisation, mais ayant médité les manques de suites aux instructions antérieures du ministre, favorables aux opprimés pour des cas similaires dans la Moughataa (cas de Leweissy), j’ai opté d’adresser directement à votre excellence, estimant seule votre intervention peut mettre fin à cette injustice. Ceci, malgré l’espoir de justice que j’attends du cadi de Barkéol, dont le dossier est entre ses mains.

Cela se justifie par la conscience que nous avons des pressions et des tentatives accrues d’interférences de forces obscurantistes d’influencer la nouvelle volonté de l’indépendance de la justice, qui met le magistrat en charge de dossier dans des conditions difficiles pour prendre sa décision, en toute inhttp://www.blogger.com/img/blank.gifdépendance.

Excellence, Monsieur le Président

Permettez-moi de vous exposer les contours du problème pour mieux cerner ses tenants et aboutissants. Je suis, un cultivateur à Disky II, localité relevant de la commune de Dagveg de la Moughataa de Barkéol, au niveau de laquelle, ma famille et moi avons acquis l’habitude de pratiquer les cultures sous pluie sur notre terre, située dans la surface couverte par les eaux d’épandages du barrage de Disky (cassé depuis 2 ans). Cette terre que mon défunt père a défriché et mis en valeur d’il y’a 40 ans, est devenue, ainsi la principale source de revenus pour la famille.

Durant ces quatre décennies, personne n’a jamais manifesté la moindre contestation de notre propriété sur cette terre. Chose que je n’ai jamais imaginé pouvant se produire. Ma surprise était si grande et le choc était, si fort, lorsque mon voisin Mouhamed Mahmoud o Abeid El Barke dit Dahmoud s’est présenté pour me dire que mon champ lui appartient. Sans beaucoup tarder, j’ai saisi l’autorité sur les allégations de ce dernier. Elle s’est engagée à résoudre le problème, en m’ordonnant de continuer de cultiver ma terre et de ne pas céder à la provocation au cas ou mon adversaire s’y prêterait.

Avec les premières pluies j’ai commencé mes travaux champêtres, comme accoutumé. Ainsi Ould Abeid El Barka a mobilisé les siens et sont venus semer sur notre semi. De nouveau l’autorité fut informée du dernier développement. C’est à partir de ce moment que le nommé Med Saleh O Abghary qui prétend être mandaté pour défendre, ce qu’il appelle propriété foncière de son groupe traditionnel de Ehl Sid el Haj, a surgi dans le dossier, avec des démarches qui ne laissent aucun doute que c’est lui-même qui a poussé O Abeid el Barké de franchir les premiers pas et il lui reviendrait de tracer et parachever le scénario du complot.

Ainsi, il déposa une plainte auprès du cadi de Barkéol, dans laquelle, il déclare que les terres de Disky lui appartiennent et il a donné l’ordre à Abeid El Barké de m’empêcher par tous les moyens de continuer de travailler dans mon champ. Dans le bureau du cadi en réponse à sa convocation, il nous a déclaré incompétent de se prononcer sur le sujet, car la plainte présentée à transformer le contentieux en conflit collectif.

De retour au Hakem, il a paru cette fois ci très hésitant et confus à notre égard, une manière sans équivoque pour prendre partie en faveur du notable. En commentant notre propos sur la loi 127/83, qui dit que la terre appartient à celui qui le met en valeur et sur les allégations du notable de sa propriété sur la base de la tenure traditionnelle, le Hakem souligne que la propriété traditionnelle a été abolie par la loi 127/83, mais que cette loi ne peut pas être appliquée et de suggérer une solution qu’il qualifie de l’amiable, qui consiste à partager équitablement le champ entre les deux protagonistes pour cette année et à moi de rendre ma part à la partie adverse après la récolte.

Solution que j’ai rejetée immédiatement, estimant qu’elle est tellement injuste et immorale, car elle ne fait que consacrer l’expropriation de mon champ. En cédant devant les tentatives et pressions de cet homme, le hakem renonça à l’application de l’avis de l’administration dans ces cas de figue, qui consiste à me laisser cultiver mon champ pour cette année et trouver une solution au contentieux après la récolte.

Dans sa volte face, il suit le notable dans ses propos provocateurs en déclarant que la communauté Peule n’a d’ailleurs aucune propriété foncière dans toute la zone de l’ Aftout. Déclaration répétée au Wali Moucaid de l’Assaba en ce terme : A Barkeol, la propriété est de type traditionnel donc les terres appartiennent aux tribus maures, les Peuls n’ont aucune propriété terrienne dans cette zone. Des propos indignes d’un citoyen lambda, de surcroît d’une autorité investie de pouvoir de préserver les intérêts des citoyens et de l’Etat de droit.

Excellence Monsieur le Président

Le 5 septembre 2011, le Hakem m’a convoqué avec mon rival direct et nous informa de sa décision arbitraire, consistant à retirer ma propriété foncière en faveur de mes adversaires Abeid El Barka et Ould Abghary. Séance tenante je lui ai demandé une copie de la décision, il a répondu par négation et de me dire va où tu veux, tu peut aller jusqu’ au Président.

Excellence,

Sur votre permission, j’attire votre attention du danger que présente aujourd’hui le comportement et agissement de Ould Abghary sur la paix et la quiétude des paisibles populations de l’Aftout. De Mbout (Bidhyam) à Barkéol (Disky) il agit ici et là dans l’impunité totale, pour empêcher les uns de creuser ou foncer des puits pour l’eau à boire, pour priver des coopératives féminines de faire des jardins maraîchers ou d’implanter des arbres fruitiers octroyés par des partenaires au développement de notre pays ou pour arracher aux autres leur terres de culture au vu et au su des autorités locales, voir en connivence avec certaines.

Il déclare haut et fort devant les publics et les autorités que les Peuls n’ont aucun droit de propriété terrienne dans cette zone et lance même de menaces d’expatrier ceux qui refusent de se soumettre à son diktat.

Excellence
Nous sommes désemparés et nous nous demandons à quelle fin se vouer. Accepter de se soumettre aux diktats des forces obscurantistes en collision avec une administration corrompue et nostalgique de la politique chauvine du régime déchu de Ould Taya, ou résister en luttant contre les agissements de ces dernières, pour l’avènement d’un véritable Etat de droit avec tout ce qui cela comporte comme conséquences sur notre sécurité?

Excellence
Nous demeurons convaincu que vous n’hésiterez pas d’intervenir avec célérité pour arrêter cette pagaille, en mettant fin au comportement provocateur de cette et en rendant nul et non à venue la décision arbitraire du hakem de Barkeol sur notre terre de culture et en faisant régner dans notre chère patrie la paix, la justice et la concorde entre ses filles et fils.

Djibi Mamadou Diallo à Disky


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Source :
Oumar Sow

Fedde Halaybé Belgique / Mauritanie / Sénégal (FHBMS)/ Une ambulance et un important lot de matériel médical pour la ville de Boghé.



Fedde Halaybe Belgique / Mauritanie / Sénégal (FHBMS) va faire sa première intervention dans le pays. Selon des sources sures, l’association à but non lucratif, va offrir dans les prochains jours à la ville de Boghé, une ambulance complètement équipée, assortie de matériel médical (6 fauteuils roulants avec leurs pièces de rechange et pompes, 9 paires de béquilles, 3 chaises percées, 2 déambulateurs et une valise remplie de matériel médical).

Basé à Bruxelles, le FHBMS ne chôme pas en ce début d’année. Pour venir en aide aux populations pauvres, l’association va mettre à la disposition de la mairie de Boghé, une ambulance et un important lot de matériel médical dans les prochains jours.

D’après les sources, l’ambulance, un Vito Mercedes, a été offerte à l’association par la Croix Rouge de la petite ville de Poperinge (Belgique).

En service depuis 1998, cette ambulance, en ordre de contrôle technique, terminera sa carrière dans la commune de Boghé. Joint au téléphone Mme Decèvre membre de FHBMS explique le geste de son association « Parce que les gens qui ont besoin d’aide n’ont pas à attendre. L’aide internationale est urgente.

Nous ne sommes pas des faiseurs de miracles, mais nous mettons nos ressources matérielles et intellectuelles pour nous donner les moyens de réussir et d’aider les populations pauvres. Nous voulons, avant tout, être efficaces pour assurer le mieux être des collectivités concernées et arriver à une qualité de vie meilleure pour chaque individu. On travaille en synergie avec les diasporas mauritaniennes et sénégalaises »

Elle dira que ce geste de bonne volonté a été rendu possible grâce à l’intervention d’Almamy Bocoum de la famille Derycke de Poperinge (Belgique) et du président de FHBMS Touré Mamadou, plus connu sous le nom d’Ama touré. En sus du matériel médical offert par le FHBMS, Mme Decèvre, a déclaré qu’elle a offert à la jeunesse boghéenne, un équipement complet de matériel de musculation. « Cet équipement servira dans une salle de sport, destinée, non seulement à la jeunesse de Boghé mais encore sera d’une grande utilité dans la revalidation motrice des opérés et autres accidentés de la vie », dira l’intéressée.

Selon les sources, l’ambulance et le matériel médical sera à Boghé avant la fin du mois, car son envoi a été retardé par les formalités administratives. Crée en décembre 2011 par la diaspora belge des populations peules de la région du fleuve, de la Mauritanie et du Sénégal, le FHBMS s'organise afin de donner accès aux populations leurs droits humains fondamentaux, tels que l’accès aux soins, à la culture, à l'enseignement. L’association aide aussi les populations à développer des projets liés à l'aviculture et à l'agriculture. Le FHBMS vit des dons et des sacrifices de sa diaspora qui consacrent plus de 1/10 de leurs revenus à l’association.

Dialtabé
QN