dimanche 31 janvier 2016

L’étau se resserre sur le maire de la commune de Niabina

 

Les conseillers protestent contre la gestion des affaires de la commune et les retards répétés pour la tenue de la réunion du Conseil municipal.
Dans ce document, les conseillers font remarquer que pendant deux ans d’exercice, il ya zéro réalisation dans la commune.
« Aucune infrastructure en vue alors qu’en 2014, cette commune a reçu la subvention du Fonds Régional de développement ( F.R. D.) à hauteur de 15 578 192 Um sans compter la patente interurbaine de 692 655 Um.Idem pour l’exercice du budget 2015, les subventions du FRD pour la commune s’élèvent à 15 578 192 Um sans compter les taxes communales et la patente interurbaine qui n’ont pas encore été encaissées », dénoncent les signataires du rapport.
Les signataires du document (14 Conseillers municipaux) promettent de le transmettre au Hakem de la moughataa de M’Bagne pour convocation imminente du Conseil municipal.
Aux dernières nouvelles, le Conseil municipal est convoqué ce jeudi 21 janvier 2016 au siège de la Commune.

En effet, réunis le 10 janvier 2016, des conseillers municipaux frondeurs ont signé un procès verbal dans lequel ils dénoncent la gabegie érigée en règle par le maire, Mr. Baîla DIA, et demandent purement et simplement sa destitution.
Les conseillers protestent contre la gestion des affaires de la commune et les retards répétés pour la tenue de la réunion du Conseil municipal.
Dans ce document, les conseillers font remarquer que pendant deux ans d’exercice, il ya zéro réalisation dans la commune.
« Aucune infrastructure en vue alors qu’en 2014, cette commune a reçu la subvention du Fonds Régional de développement ( F.R. D.) à hauteur de 15 578 192 Um sans compter la patente interurbaine de 692 655 Um.Idem pour l’exercice du budget 2015, les subventions du FRD pour la commune s’élèvent à 15 578 192 Um sans compter les taxes communales et la patente interurbaine qui n’ont pas encore été encaissées », dénoncent les signataires du rapport.
Les signataires du document (14 Conseillers municipaux) promettent de le transmettre au Hakem de la moughataa de M’Bagne pour convocation imminente du Conseil municipal.
Aux dernières nouvelles, le Conseil municipal est convoqué ce jeudi 21 janvier 2016 au siège de la Commune.
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lundi 25 janvier 2016

Tagant: Des fournitures scolaires pour 18479 élèves du fondamental et 1342 filles collégiennes





Le lancement  de l’opération de distribution du matériel géométrique et des fournitures solaires  a été donné au Tagant, lundi 25 janvier 2015. Le wali Moucaid Mr Mohamed Lemine Ould Tatah en présence du Hakem de Tidjikja et représentants des parents d’élèves, a présidé l’opération au niveau du Lycée et du collège de Tidjikja ainsi que l’école 3 et ‘école 4 de Tidjikja.
Au total ce sont 18479 élèves du fondamental et 1342 filles collégiennes  qui en ont bénéficié.
Les kits par élève au niveau du fondamental contiennent : un cartable, 4 cahiers de 100 pages, 3 stylos à bille et du matériel géométrique (compas, double-décimètre, rapporteur, équerre, et globe terrestre) pour chaque école. Et pour le secondaire il s’agit : un cartable, 4 cahiers 100 pages et 4 cahiers 200 pages, une trousse géométrique et 3 stylos à bille.
Nous avons profité du lancement de l’opération pour distribuer des cahiers d’écriture en perspective des leçons d’écriture qui seront organisées systématiquement au niveau des classes du premier cycle (1AF-2AF).  Tout comme nous avons procédé à la distribution de tout le stock de manuels scolaires qui été à notre disposition.
Rappelons que cette opération s’est déroulée de façon simultanée dans tous les établissements secondaires et écoles fondamentales de la Wilaya du Tagant.
Khalil Sow







vendredi 22 janvier 2016

Le ministre de santé en visite au Tagant




Le ministre de la santé Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune accompagné du Wali du Tagant Mr Sidi Maouloud Ould Brahim a visité mardi dernier, l’hôpital régional de Tidjikja , les centres médicaux de Moudjeria et celui de Tidjikja. Il s’est informé sur les conditions de travail au niveau de ces différentes structures et a profité de l’occasion pour inviter le personnel médical à plus d’engagement, de sérieux et à se mettre au service des patients.  
Au niveau de l’hôpital de Tidjikja , il a reçu des explications détaillées du Directeur, Docteur Mohamed Vadel quant au fonctionnement des différents services. Il a procédé à une visite guidée du bloc chirurgie, le cabinet dentaire, le labo et le bloc radiologie. Ould Jelvoune s’est également rendu au chevet des malades hospitalisés pour les soutenir et les réconforter.
Il est à noter que l’hôpital de Tidjikja compte actuellement parmi les hôpitaux les mieux équipés et ses prestations parmi les meilleures au niveau national. Récemment beaucoup de changements positifs y ont été notés dont entre autres : amélioration quantitative et qualitative du personnel soignant notamment des médecins qualifiés en gynécologie, chirurgie générale et en chirurgie dentaire,  acquisition d’une troisième ambulance, équipement complet des différents services et leur climatisation, ponctualité et engouement au travail du personnel ect.
Après la visite de l’hôpital de Tidjikja le ministre de la santé s’est rendu dans les locaux de la Direction régionale à l’action sanitaire du Tagant où il s’est entretenu avec le Dras  Docteur Yemehlou et visité le centre médical de Tidjikja où il a reçu d’amples informations.
Le ministre devrait par la suite animer une rencontre tenue dans la salle de réunion de la commune de Tidjikja  dont le but était de s’entretenir avec les populations locales et leur entretenir de la politique mise sur place par les pouvoirs publics aussi bien que sur le plan curatif que sur le plan préventif.
Il a longuement insisté sur les réalisations du Président de la République qui ont contribué ces dernières années à booster le secteur sanitaire sur tous les plans (infrastructures, ressources humaines, plateaux techniques ect).
L’après-midi le ministre de la santé s’est rendu dans la Moughataa de Moudjeria en compagnie du Wali du Tagant où il a visité le centre médical et  donné des instrcutions fermes pour le rehaussement qualitatif des prestations et une meilleure prise en charge des patients.
Khalil sow 



mercredi 20 janvier 2016

Tidjikja: Un front uni contre le charançon rouge






Cadres, hommes d’affaires, politiciens ont décidé de faire front commun pour lutter contre le charançon rouge un redoutable insecte surnommé « tueur des palmiers » qui a pris ses quartiers dans l’Oasis de Tidjikja.
Tous ont, en effet,  exprimé leur disponibilité à apporter leur soutien pour éradiquer le mal lors de la réunion de sensibilisation présidée par le Wali du Tagant Mr Sidi Maouloud Ould Brahim dimanche 17 janvier. Cette rencontre a été  marquée par une identité de vue de tous les participants. «  Nous sommes ici non pas en tant que politiciens de l’opposition ou de la majorité mais plutôt en tant que fils de Tidjikja venus répondre à un appel de détresse. La seule opposition qui vaille aujourd’hui c’est celle qui consiste à barrer la route au charançon rouge et mettre un terme à son action nuisible » déclare Mohamed Ould Khlil non sans préciser que le combat sera rude.
Le discours de Ould Khlil fait suite à celui du Wali du Tagant qui a basé son intervention sur la description détaillée de la stratégie mise sur place par l’Etat pour contrecarrer l’action destructrice du Charançon rouge. Ce dernier a également mis l’accent sur les travaux menés par  l’équipe de prospection, ses résultats et l’adoption d’un certain nombre de mesures de prévention visant à limiter la propagation du Charançon rouge.
Ce fut par la suite au tour du technicien du ministère de l’Agriculture de présenter une communication détaillée sur la présence du Charançon rouge dans l’Oued de Tidjikja et sur les techniques déployées pour le piéger et l’anéantir. Images à l’appui, il a décrit les différentes phases du développement de l’insecte et son action redoutable sur les palmiers dattiers.
Les interventions de l’assistance ont été pour l’essentiel des appels à la mobilisation, la vigilance et la conjugaison des efforts pour triompher du mal et mettre un terme à son invasion.
Tous ont également félicité le Wali du Tagant Mr Sidi Maouloud Ould Brahim  pour son action de veille, sa réaction rapide et le rôle efficace  qu’il a joué comme président de la commission régionale de sensibilisation et de suivi de la lutte contre le Charançon rouge.
Notons que plusieurs cadres, hommes d’affaires et hommes politiques de Tidjikja membre de la commission d'appui pour la lutte contre le Charançon, ont assisté à la rencontre notamment : le doyen Mohamed Abdallahi Ould Zeine, Sidi Ould Choumad,l’ancien maire de Tidjkja Mohamed Ould Biha, Mohamed Ould Khlil, Maître Mine, Mohamed Mahmoud Ould Alem, Abdallahi Ould Haj Brahim, le maire de Tidjikja Saleck Ould Saleck, Saadna Ould Abdel Hamid, Jiddou Ould Manaba, Bedy Ould Cheny. Ce groupe est appuyé par d’autres ressortissants de Tidjikja qui n’ont pas pu, pour une raison ou une autre, assisté à la rencontre. Une commission composée d’élus  et de parlementaires des régions oasiennes coordonnée par le député de Tidjikja son excellence Mr Sidi Ould Didi appuie fortement les efforts de lutte contre le Charançon rouge. Cette commission est soutenue par les responsables politiques à l’image du fédéral UPR du Tagant Mr Mohamed Ould Abdy, du DG de la société sucrière mauritano-soudanienne Mr Dy Ould Zeine, du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Mr Sidi Ould Zeine,  de Didi Ould Biye, Bouh Ould Tar , Didi Ould Saleck et des cadres politiques de Tidjikja de tout bord.

Khalil Sow







Urgent: Le terroriste en fuite Saleck Ould Cheikh aurait été arrêté

Urgent: Le terroriste en fuite Saleck Ould Cheikh aurait été arrêté
  Le détenu salafiste Salek Ould Cheikh, en fuite depuis trois semaines environ aurait été arrêté par les autorités sécuritaires bissau-guinéennes, dans la région de Kibo, rapportent des sources non concordantes.

L’évadé aurait été conduit depuis un village éloigné nommé Kontoubouni, dans lequel il se cachait, en attendant de préparer l’épisode suivant de sa longue et périlleuse cavale, débutée depuis sa fuite de la prison civile de Nouakchott le 31 décembre passé, vers la République de Guinée Conakry.

Ould Cheikh a été arrêté en compagnie d’un bissau-guinéen chez lequel il logeait indique-t-on, précisant que le consul mauritanien en Guinée est allé au commissariat où est détenu le présumé terroriste pour s’assurer de son identité.
Atlasinfo

samedi 16 janvier 2016

Zouerate/ Des chiens errants dérangent la quiétude des populations

Zouerate/ Des chiens errants dérangent la quiétude des populations
  « Plusieurs citoyens rapportent de nombreux cas de chèvres tuées par des chiens errants dans la ville et dans ses environs immédiats » apprend-on de source sure.

Ces dangereux chiens en errance constituent des sources d’inquiétude pour les populations sur la vie de leurs animaux, particulièrement à la brousse où beaucoup d’habitants de la ville se trouvent avec des animaux pour profiter de la bonne pluviométrie qu’a connue le Tiris zemmour cette année.

A ce sujet, les populations demandent l’intervention immédiate des autorités compétentes pour mettre fin à cette inquiétante réalité.
Zouerate Info
Traduit de l'Arabe par Djibril Amadou Sy

Arrestation du directeur du site entalfa

Arrestation du directeur du site entalfa
  La gendarmerie nationale a arrêté le directeur de publication du site entalfa.info alors qu'il couvrait une manifestation organisée par certains résidents en signe de protestation contre les impacts négatifs d'exploitation des carrières à l’est de la wilaya de l’Inchiri.

Le Directeur du site à Benichab a été conduit pour être interrogé au chef lieu administratif de Bénichab, commune urbaine de l'ouest de la Mauritanie, située dans la région de l'Inchiri.

Le site entalfa est considéré parmi les sites qui a le plus écrit sur les effets négatifs d'exploitation de carrières dans l'Inchiri.
Rapide Info

mercredi 13 janvier 2016

Annonce du décès du secrétaire général de la cour des comptes

Annonce du décès du secrétaire général de la cour des comptes   Le secrétaire général de la cour des comptes, Sidi O. Samba est décédé mardi soir à Rabat (Maroc) des suites d’une longue maladie.

Le défunt se soignait d’un cancer dans les hôpitaux du Maroc.

O. Samba avait occupé différents postes dans l’administration et dans la magistrature.

Il a été ministre de l’information dans l’un des gouvernements mauritaniens. Il fut député à l’assemblée nationale sous le régime de Maouiya O. Sid’ Ahmed Taya. 

Sahara Médias

Le wali interdit à la localité d’Edebaye Hassi Lighnem de faire un forage

Le wali interdit à la localité d’Edebaye Hassi Lighnem de faire un forage   Le maire de la commune de « Nsivenny , relevant de la moughataa d’Aioun, dans l’Est mauritanien accuse le wali du Hodh Gharbi de s’opposer fermement à la réalisation d’un forage dans la localité d’’Edebaye Hassi Lighnem, prétextant cette interdiction par l’absence de détention des villageois d’une autorisation légale.

Edeye Oud Mohamed a été exclu au cours de l’année 2015 du projet d’approvisionnement en eau potable et remplacé par une autre localité, a affirmé le maire.

C’est tout simplement une sanction politique, pour le choix démocratique fait par les habitants de ces zones afin de les dissuader de voter suivant leurs convictions, a-t-il ajouté, qualifiant ce type de mesures de pressions destinées à entraver le développement de leurs localités et indexant par ailleurs certains politiciens rejetés par les autochtones d’œuvrer en faveur de ces privations et pressions.

Le maire a appelé dans un tweet intitulé « l'injustice engendrera l'obscurité le Jour de la résurrection » d’intervenir et d’imposer son choix en apportant son soutien aux citoyens face à ceux qui les empêchent de bénéficier du service public ….
Essirage
Traduit de l’Arabe par Cridem

mardi 12 janvier 2016

Tagant : Le charançon rouge formellement identifié dans l’Oued de Tidjikja

Tagant : Le charançon rouge formellement identifié dans l’Oued de Tidjikja   Les résultats des recherches menées par les spécialistes du ministère de l’Agriculture sont sans équivoques : Le charançon rouge est bel et bien présent dans l’Oued de Tidjikja.

En effet, la redoutable bestiole aux effets irréversibles a été signalée au niveau de certaines palmeraies de la zone d’El Wasta où elle a attaqué et détruit plus de dix palmiers.

Le Wali du Tagant Mr Sidi Maouloud Ould Brahim qui a accompagné samedi matin l’équipe du ministère de l’Agriculture lors de leurs travaux de prospection a convié les paysans locaux à une réunion de sensibilisation tenue dans l’après-midi dans la salle de réunion de la commune de Tidjikja.

Cette rencontre a été marquée par un exposé détaillé, présenté par le chef de l’équipe de prospection rappelant la présence du charançon rouge à travers le monde (Inde, Europe, Asie, Afrique...), son mode de propagation, son cycle d’évolution et ses effets dévastateurs.

Il a ensuite mis l’accent sur la nécessité de circonscrire le mal à temps pour éviter qu’il ne se propage et s’installe durablement. Il a enfin invité les paysans à être attentifs à certains signaux qui pourraient les aider à pister la redoutable bestiole.

Parmi les mesures prises par les pouvoirs publics pour venir au bout de ce fléau, le Wali a annoncé la venue très prochainement à Tidjikja d’un spécialiste maghrébin pour renforcer l’équipe déjà sur place. Il sera question également, selon lui, de recruter une main d’œuvre locale sur fond propre de l’Etat pour les travaux de coupe et d’incinération des palmiers infectés.

Mr le Wali qui prend visiblement cette affaire à bras le corps a invité les paysans à arrêter immédiatement toute activité d’arrachage, de transfert et de circulation de plants .

Il a rappelé que des instructions fermes ont été données aux postes de police et de gendarmerie pour arrêter les contrevenants, se saisir et détruire systématiquement les plants en leur possession.

La réunion a été marquée par des interventions invitant à la mobilisation de tous pour lutter efficacement contre le fléau. La lancinante question du manque d’eau et celle de la nécessité de lui trouver une solution dans les meilleurs délais ont également été abordées par tous les intervenants.










Khalil Sow 

Des familles mauritaniennes vivent avec moins de deux dollars par jour

Des familles mauritaniennes vivent avec moins de deux dollars par jour

  "J'ai trois enfants, deux filles et un garçon. Leur père nous a quittés depuis un moment, ce qui m'a contraint au travail malgré ma faiblesse et le peu de métiers que je maitrise. Je ne gagne pas grand chose. Juste de quoi nourrir ma famille.

J'attends que mon garçon grandisse pour qu'il puisse travailler comme aide-ménagère afin de m'aider à subvenir à nos besoins"
. C'est avec ce tableau noir que Mariem Teslem a résumé sa vie et celle de ses trois enfants. Un enfer, depuis que son mari l'a abandonnée alors que leur petite fille "Aïcha" n'était qu'un bébé.

Dans une déclaration à "dune-voices", Mariem Taslem a indiqué que son travail de femme de ménage lui rapporte mensuellement 17 mille ouguiyas (moins de 50 Euros). Il s'agit de sa principale source d'argent, avec les aides d'autres familles de son quartier et les allocations qu'elle reçoit, de temps à autre, de la part du département des affaires sociales.

Assise sous le soleil dans la banlieue de Alek, scrutant l’horizon, Mariem relate son calvaire depuis qu'une tempête de sable avait détruit la petite maison en bois qui l'hébergeait elle et ses trois enfants. C’était pendant la saison des pluies. Désormais, la maison est insalubre.

Quant à "Oum Alkhayrat", mère de quatre enfants, une fille et trois garçons, elle vit dans une maison en argile dans le village de "Hayer Kliri", située dans la banlieue de "Bababadr Fakh", pas loin d’Alek. Elle prépare le diner pour pas moins de dix familles du quartier pour une somme aléatoire, qui dépend de la quantité des repas.

Le diner de la plupart des habitants de la campagne mauritanienne consiste en l'un des deux plats, connus localement sous les noms de "Bassi" et "Al ich". Nombre de familles louent les services de familles d’anciens esclaves affranchis pour préparer le diner, à base de grains de blé. C'est la femme qui se charge de ce genre de tâches.

Quant au père de famille, la visite de "dune-voices" coïncidait avec sa présence dans une ferme au bord de la rivière du Sénégal à 10 km du quartier, où il se prépare à la saison de moisson dans quelques semaines. La plus âgée des filles, 14 ans, ramène l'eau de l'unique source dans la région et aide sa mère à préparer le diner.

"Yaslem Weld Sidati" est le père de quatre filles. Il travaille comme vendeur d’herbe de bétail. Il se rend avec sa charrette aux prairies pour ramener de "l'herbe" qu'il vend dans l'une des villes ou des groupements d'habitations qui font l'élevage du bétail dans les villes, pour 200 ouguiyas la "Khancha" (botte). Le prix atteint les 600 ouguiyas pendant l'été lorsque l'herbe du bétail devient rare.

Yaslem affirme que l'isolation de la campagne du nord du département de "Brakna" et le manque de transports pour s'y rendre ont contribué à l'augmentation du coût de la vie. Le coût du transport est rajouté aux prix des produits alimentaires les rendant extrêmement chers, surtout en l'absence d'emplois.

Les habitants de nombreuses régions situées au bord de la rivière du Sénégal jouissent des aides fournies par le département des affaires islamiques. Ce département octroie un soutien financier annuel au profit des catégories les plus démunies, spécialement les femmes et les personnes porteuses de handicap, et ce à travers la réalisation de projets et le financement de quelques coopératives féministes, ainsi que les aides accordées par la caisse régionale du développement de la province.

Ces familles appartiennent à la tranche de la population qui vit avec moins de deux dollars, peut-être même sous la barre de un dollar par jour. Par ailleurs, même ces petits revenus sont aléatoires et dépendent des conditions climatiques et environnementales, faisant courir à ces populations le risque de famine, comme près de 15 % de la population mauritanienne, selon les chiffres de la FAO.

Il est à souligner que ces régions, qui s'étendent le long de la rivière du Sénégal, connaissent une activité particulière des organisations caritatives arabes et islamiques, outre les partenaires de développement de la Mauritanie, ainsi que les organisations de christianisation. Ces dernières sont très actives dans ces régions, habitées par plus de 90% de la minorité noire ne parlant pas la langue arabe.

DuneVoices

Interdiction formelle de la chasse des cigognes blanches en Mauritanie

Interdiction formelle de la chasse des cigognes blanches en Mauritanie   Les autorités mauritaniennes ont lancé lundi soir un projet pilote de lutte contre la chasse non autorisée des cigognes blanches, pratique courante dans le pays, notamment dans les zones humides. Le coup d'envoi du projet initié par le ministère de l'environnement et du développement durable a été donné à Nema, dans l'extrême est de la Mauritanie.

Le projet s'inscrit dans le cadre des « grandes options en matière d'utilisation rationnelle et efficiente des ressources environnementales au plan national », a déclaré Mohamed Lemine Ould Bellamech, conseiller technique du ministre mauritanien de l'environnement et du développement durable.

Il a rappelé, dans une allocution lors de la cérémonie de démarrage du projet, que son département a pris conscience très tôt de l'intérêt capital des cigognes en tant que valeur ajoutée aux plans environnemental et économique.

C'est pourquoi nous avons créé une Direction des aires protégées et du littoral, structure compétente dans ce domaine, a-t-il expliqué.

Ould Bellamech a aussi souligné que la prolifération des maladies transfrontalières comme la grippe aviaire exige de tout un chacun davantage de précaution, surtout en s'abstenant de toucher les oiseaux immigrés ou de consommer leurs viandes.

Il y a lieu de sensibiliser les élus locaux et l'ensemble des populations sur les dangers de la chasse de tels oiseaux qui porte préjudice à l'intérêt national et local, a-t-il conclu.
APA