mardi 26 octobre 2010

Djibril Diaw réalise 'Le retour aux cimetières' pour couper le silence sur la main mise des agro-businessmen sur les terres de la vallée.




Djibril Diaw n’en est pas encore fini de creuser son sillon. Après avoir réalisé "1989" son premier long-métrage qui avait remporté le 2ième prix du meilleur film durant la 4ième édition de la Semaine Nationale du Film (Se.na.f.) alors qu’il a failli être censuré par le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, il revient, cette fois-ci, avec le "Retour aux cimetières" qui va sortir en marge de la 5ième édition de la Se.na.f. 2010.

Avec ce film qui s’inscrit dans la même veine que le précédent, Djibril Diaw continue à nourrir sa passion, le cinéma, mais aussi à participer à l’effort de travail de mémoire sur les évènements de 1989 et ses répercussions sur les populations de la vallée.

Ce film au titre lugubre a été tourné dans les villages de Donaye et de Koleyla dans la commune de Dar-El Barka.

Ce film est une chronique poignante et sans concessions sur la vie et le retour de ces mauritaniens-là qui ont été déportés pendant les évènements de 1989 par le pouvoir de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

A leur retour, ces derniers ont trouvé que leur cimetière a été transformé en un vaste champ d’agriculture. "Du coup, ils n’arrivent plus à accéder à leur cimetière pour visiter les tombes de leurs parents", révèle Djibril Diaw.

"Aujourd’hui, ils sont obligés d’enterrer leurs morts de l’autre côté de la rive, au Sénégal, après avoir pagayé plus d’un kilomètre sur le fleuve. Ils n’ont plus d’espace où enterrer leurs morts. Ils n’ont plus des espaces de pâturage pour leur bétail", ajoute-t-il.

Comme dans "1989" où il a tenté de comprendre ce qui s’est passé entre la Mauritanie et le Sénégal en donnant la parole à des victimes, Djibril Diaw a réalisé "Le retour aux cimetières" pour que ses compatriotes et notamment les pouvoirs publics en prennent conscience mais surtout de déclencher un élan de solidarité et couper le silence sur les "cachotteries" qui entourent le retour des réfugiés mauritaniens au Sénégal.

"Personnellement, lorsque j’ai entendu que les réfugiés mauritaniens allaient rentrer chez eux, j’étais content. Mais, quand je me suis rendu sur place, je n’en revenais pas. Car, leurs conditions de vie sont lamentables. Je me suis donc dit qu’il fallait en parler pour les aider à refaire leur vie", explique Djibril Diaw.

Au bout du compte, une des leçons à retenir de son second long-métrage qui sera à l’affiche à la 5ième édition de la Semaine Nationale du Film (Se.na.f.) organisée par la Maison des Cinéastes, c’est que la loi du plus fort et l’injustice règnent toujours de main maître en Mauritanie. Et, en définitive, "Le retour aux cimetières" s’insurge contre la main mise des agro-businessmen sur les terres de la vallée du fleuve Sénégal.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

à www.cridem.org


Source :
Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

Politique Arrivée à Rosso d'un nouveau contingent de réfugiés mauritaniens au Sénégal



Un nouveau contingent de réfugiés mauritaniens au Sénégal est arrivé mardi à Rosso.
Ce contingent composé de 119 personnes réparties sur 25 familles a été accueilli par M. Ba Madine, directeur général de l'Agence nationale d'accueil et d'insertion de réfugiés (ANAIR).
Ses membres ont été installés dans des centres provisoires dans l'attente de leurs documents d'état civil avant être transferts à leurs lieux de résidence permanents aux PK 3 et 4 et dans les villages de M'byanick, Guerel Moussa et Dar Esselam 5.
AMI

Maghama : envoyé à la fournaise, le fédéral de la wilaya réveille le volcan politique qui était « endormis ».



De source bien informée, Bâ Amadou Abou, fédéral de la wilaya du Gorgol, aurait entrepris une médiation entre les deux tendances du parti qui se déchirent dans le département de Maghama.

Le moins qu’on puisse dire de cela est que le fonctionnaire à la retraite a pris un pari risqué en se lançant dans le chaudron politique du département. Déjà le feu crache de partout, le fédéral a tout intérêt à faire attention pour ne pas cuire au feu du volcan.

Sa mission est très délicate car au train où sont arrivées les inimitiés entre les deux tendances, rien ne semble pouvoir intervenir pour amener les deux parties à fumer le calumet de la paix en acceptant un compromis comme l’appelle de tous ses vœux, la présidence de l’UPR, avant d’amorcer l’implantation des structures de base du parti, dans le département.

Mission quasi impossible pour Bâ Amadou Abou car si jamais il s’avisait de faire le terrain pour prêcher la bonne parole, les difficultés qui vont jalonner son parcours sont telles qu’il va très vite jeter l’éponge. Or Bâ Amadou Abou n’est pas dupe pour ne pas appréhender les enjeux de la bataille politique qui opposent les deux tendances locales du département.

Autrement dit, l’opinion la mieux partagée par les observateurs de la scène politique locale de Maghama, est que derrière le fédéral, se cache des manœuvres obscures de l’UPR, histoire de jauger l’état d’esprit des uns et des autres par rapport à une réconciliation basée sur un compromis politique avant l’implantation dans le département, des structures de base du parti.

De ce point de vue, aucune des tendances n’opposera son refus d’accepter le principe du dialogue, surtout pas la tendance minoritaire qui semble même, de plus en plus, perdre du terrain. Mais derrière sa disponibilité au dialogue, se cache des arrières pensées politiques, pour exploiter la situation.

Si l’on en croît les informations qui nous parviennent du département, la tendance minoritaire se serait lancée dans une campagne de désinformation des partisans du clan adverse dans l’espoir, à défaut de les démobiliser, d’installer le doute parmi eux.

Du côté adverse, même si on reste perplexe par rapport à cette nouvelle initiative, il est certain que l’initiative sera bien accueillie par des mains de fer incrustés dans des gants de velours. Ce qui signifie, qu’elle va manifester sa disponibilité au dialogue tout en restant ferme sur ses positions initiales.

Laquelle position consiste à attendre que l’UPR procède à l’implantation des sous-sections et de la section dans le département conformément aux engagements pris de le faire, après la tenue du congrès national du parti, sur la base des résultats de l’implantation arrêtée au 6 mai 2010 à 10 heures. Ces résultats, rappelons-le, donnaient un total de 12.179 adhérents pour 223 unités de base.

Ne voyant rien venir concrétisant ces engagements officiels du directoire du parti, plusieurs contacts auraient eu lieu sans résultat. Une lettre datant du 14 octobre dernier aurait été adressée au président de l’UPR lui rappelant d’abord le discours qu’il avait tenu à la tendance majoritaire lors de l’audience qu’il leur avait accordé le 26 mai 2010, entre autres.

« Je regrette beaucoup que les structures du Parti n’aient pas été implantées dans la moughataa de Maghama à l’instar de toutes les autres moughataas du pays. Je suis conscient des torts que vous avez subis pendant les opérations d’adhésion. Soyez assuré que le Parti prendra toutes les mesures nécessaires à la finalisation de cette implantation en installant les 8 sous-sections et la section de Maghama.

C’est l’occasion pour moi, de vous exprimer mes félicitations et mes remerciements pour l’esprit de responsabilité et la patience que, vous avez manifestés malgré la forte tension qui régnait sur le terrain. Vous avez fait preuve de sagesse, et su maîtriser la colère et la frustration de vos partisans de sorte, qu’aucun incident regrettable, de nature à discréditer le Parti, n’a été déploré ;

Nous allons publier les résultats de Maghama qui vous ont été communiqués récemment dans le bulletin du Parti et sur son site internet, ainsi que la liste de vos délégués au congres régional et national ;

Pour des raisons politiques conjoncturelles, nous vous demandons d’accepter et de faire accepter à vos partisans le report de l’installation des 8 sous-sections et de la section de Maghama jusqu’après la tenue du congrès national prévu le 25/06/ ou au plus tard le 02/07/2010. Nous finaliserons alors l’implantation. » ; Fin de citation.

Malgré ces propos, force est de constater que la situation de l’implantation est toujours mort jusqu’à la date d’aujourd’hui tant et si bien que la tendance majoritaire dit avoir beaucoup de peine à faire comprendre à ses troupes du fait des reports incessants de l’implantation des structures de base du parti.

Pour clore ce dossier, affirme t-elle, dans sa correspondance dans l’espoir de rassurer les milliers de nouveaux adhérents enregistrés dans la moughataa, et pour éviter leur dispersion ou même pire, leur récupération par l’opposition, la tendance majoritaire dit souhaiter vivement un déblocage rapide de la situation d’ici la fin du mois d’octobre 2010.

Et pour cela elle suggère la tenue d’une réunion avec les responsables concernés afin d’arrêter les modalités pratiques de l’implantation, avant que tous les acteurs ne se rendent sur le terrain. Voilà un véritable pied de nez à l’UPR qui semble incapable d’appliquer ses propres règles démocratiques.

Moussa Diop


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Kaédi : Un caïman capturé puis remis dans les eaux du fleuve Sénégal.



Jeudi 21 octobre 2010, en milieu de journée, un caïman a échoué dans les filets tendus par des pêcheurs en quête de poissons dans le Gorgol noir, Il a été capturé par Mamoudou Moussa Dialtabé, pêcheur de grande renommée, spécialiste de la pêche des caïmans et qui n’en est pas à son premier exploit.

L’an dernier à la même période et au même endroit, l’héritier de Moussa Dialtabé connu pour ses connaissances mystiques et grand maître des eaux avait aussi capturé un caïman, qu’il avait allégrement dégusté avec ses parents et amis.

Le caïman qu’il a capturé en amont du pont vanne séparant le fleuve Sénégal du Gorgol noir (Boutou Kawol) est une femelle de 6 ans et mesure 1m 98 de long et un tour de 27 cm.

Il y avait foule chez le guerrier. La maison du Dialtabé (titre honorifique chez les pêcheurs) a refusé du monde, un monde de curieux venus des différents quartiers de la ville. Une ambiance festive et joyeuse régnait chez le maître des eaux.

Alertées, les autorités administratives et sécuritaires se sont rendues chez le pêcheur à Gourel Sanghé, quartier situé à l’est de la ville pour voir la bête et s’informer des conditions de sa capture. Après moult négociations avec le commandant Ely Dicko, délégué régional de l’environnement et ses agents, les pêcheurs ont accepté de leur remettre la bête qu’ils ont ensuite remis dans les eaux du fleuve Sénégal, au niveau de l’ex-abattoir frigorifique de Kaédi.

Une décision sage si l’on sait que cette espèce autrefois abondante dans les eaux du fleuve Sénégal et dans ses nombreux affluents est en voie de disparition.

Répondant à une question d’un confrère de Salndou Fouta Fm (une radio communautaire de Thilogne-Sénégal) sur les dangers que constitue la présence du caïman pour les riverains du fleuve, le «héros», Mamoudou Moussa Dialtabé a assuré les usagers du fleuve que la bête ne portera préjudice à personne et qu’elle demeurera inoffensive jusqu’à sa mort.

Le tiraillement entre les pêcheurs et les responsables de l’environnement est un indicateur de la nécessité de préserver la faune à travers une meilleure surveillance des espèces animales rares et une sensibilisation des chasseurs des bêtes aquatiques sur l’importance de la protection de la faune, indispensable à la préservation de l’équilibre de l’écosystème.

Cela implique la révision en profondeur des textes législatifs et règlementaires et la formation de ressources humaines compétentes pour aider à protéger la faune fluviale.

Vieux Gaye
Cp/ Gorgol



Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Le centre de Santé de Boghé a reçu une nouvelle ambulance.




Le Général Diaga Dieng offre à tout le département de Boghé une nouvelle ambulance de genre (Mini -Bus) et plus modeste encore c’est lui qui assurera désormais les frais de transport, la consommation du véhicule (de toute personne évacuée) et en fin c’est lui qui paye le conducteur.

L’ambulance a été présentée au Hakem de Mr Ahmed Ould Mohamed Lemine le 24 octobre 2010 à la Préfecture de Boghé, ce dernier à remercier le geste combien noble et cela montre la ferme volonté d’aider à ces pauvres habitants.

Le médecin chef du centre de santé de Boghé Mr Chérif Ahmed Maadh en compagnie de l’autre médecin traitant du même centre de santé Mr Ahmed Chérif Ould Med Mahmoud, Pape Moctar Dieng et tout staff médical (personnel du CSB) ont assisté à la remise de l’ambulance au premier responsable du centre le docteur et médecin Cchef Mr Chérif Ahmed Maadh.

Le docteur a par la suite remercié les gestes nobles du Général.

Nous avons tendu notre micro à quelques personnes venues pour la circonstance, elle ont dit « ce que le Général fait laisse apparaître un homme serein, plein d’assurances, confiant dans ce qu’il fait, maîtrisant parfaitement et défendant fermement ses convictions, prêt à tout ce qui peut contribuer au développement du pays, de son milieu, de ses habitants. ».

Un autre notable de la ville de Boghé a affirmé : « ce geste ne nous surprend pas, le général Diaga Dieng est né ici il a toujours aidé cette population, cette ambulance est nécessaire, indispensable à notre auto-developpement, les malades sont récompensés par ce geste, l’histoire retiendra et Allah, le tout puissant est témoin le payera. ».

Ce 25 octobre, au centre de santé de Boghé demeurera un événement inoubliable pour la population. L’ambulance est bien équipée de tout matériel nécessaire pour évacuer les malades.

Enfin, le médecin a profité de l’occasion pour informer aux personnes et la presse le début de la campagne de vaccination Polio, Vitamine A et parasitage des enfants de moins de 5 ans le 28 octobre 2010.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP le Véridique au Brakna.


Source :
Diop Mohamedou Abou

Garak : Espoir pour quatre frères non voyants



La famille Ndiaye habite Garak, une localité située à 5 kilomètres de Rosso Mauritanie. A l’age de huit ans, quatre des sept enfants de cette famille ont perdu la vue. La cause : Une rétinopathie pigmentaire qui est une maladie héréditaire.

Les quatre cas ont été détectés par Mohamed Hamath Abou Ngaidé, technicien supérieur en ophtalmologie, employé à la Fondation Bouamatou, lors d’une journée de consultation à Gark. Touché par la situation, Monsieur Ngaidé formule une requête auprès de l’ONG Stitching Zienderogen des pays Bas. L’ONG a accepté de prendre en charge les quatre frères.

Le but de Ngaidé, par ailleurs Président de l'association des volontaires pour le développement de la commune de sebkha, est de faire venir à Nouakchott les quatre frères et les inscrire à l'école des aveugles. C’est ainsi qu’ils ont fait le voyage Garck/Nouakchott.

Ce partenariat a été célébré sous le haut patronage de Mme le Maire de sebkha le jeudi 14 octobre.


Source :
Le Quotidien de Nouakchot

Unicef /Mauritanie: Célébration de la Journée mondiale de lavage des mains à Tidjikja



Le Wali du Tagant , à la tête d’une forte délégation composée du Hakem de Tidjikja, des responsables sécuritaires de la région , du Dren du Tagant et de l’Iden de Tidjikja ont rendu visite à certaines écoles de la ville (Ecole 3 et école 6) pour donner le coup d’envoi de la journée mondiale de lavage des mains célébrée par l’Unicef, le 15 octobre de chaque année, pour prévenir les maladies liées à l’insalubrité et au manque d’hygiène.
Dans leurs mots adressés, tour à tour, aux élèves de l’école3 et ceux de l’école 6, le Wali du Tagant, le Dren et le Président régional de l’Association des parents d’élèves, ont attiré leur attention sur l’impérieuse nécessité de procéder, régulièrement et au quotidien, au lavage de leur main avec du savon avant de manger et en sortant des toilettes. Pour donner une idée de l’ampleur du danger lié à l’inobservance de cette pratique, le Wali du Tagant s’appuyant sur les statistiques de l’Unicef, a laissé savoir que, chaque année, plus de 3 millions 500 mille enfants meurent dans le monde par manque d’hygiène. Pourtant le lavage des mains, une opération simple et salvatrice permet de sauver des vies humaines de maladies liées au manque d’hygiène (diarrhée, choléra, dysenterie…)devait-il préciser.
Après ces brefs exposés, les officiels ont procédé à des séances de démonstration devant les élèves en insistant sur la nécessité d’utiliser du savon et de laver les deux mains avec insistance. Certains élèves ont été invités ensuite à faire des séances d’application devant leurs camarades.
Notons que le matériel et les produits d’hygiène qui ont été utilisés lors de cette journée de lavage des mains, ont été fournis par l’Unicef à la Dren du Tagant qui, à son tour, les a remis aux Inspections départementales de Tidjikja, Moudjéria et Tichitt pour les distribuer aux écoles.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr


lundi 25 octobre 2010

Entretien avec Madame Sy Lalla Aïcha, Secrétaire Exécutive adjointe du FONADH



« Nous avons comme objectif principal, à travers ce projet, bien sûr, le renforcement des capacités de nos organisations, et surtout la consolidation des capacités des militants des droits de l’homme qui sont membres de ce réseau »


Madame, Sy Lalla Aïcha préside le Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains, une organisation de défense des droits de l’homme qui s’active, depuis de nombreuses années, pour faire respecter les droits civils en Mauritanie.

C’est, à ce titre, qu’elle occupe, au sein du Comité directeur du FONADH, le poste de Secrétaire Exécutive adjointe chargée de l’Administration et de la Formation.

C’est au cours d’une mission qu’elle effectuait, au nom de cette Ong de défense des droits humains, dans la région du Brakna, que nous l’avons rencontrée. Elle a accepté de répondre à nos questions.

L’Eveil Hebdo : Pouvez-vous nous faire une évaluation sommaire des activités du FONADH dans la région du Brakna, dans le reste du pays, et nous parler surtout du projet de "Vulgarisation des Textes Fondamentaux et des Textes de Base"?

Lalla Aïcha : Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’adresser aux lecteurs de L’Eveil Hebdo, à travers cette interview. Ce projet a été conçu par le FONADH. Il est financé par le PASOC via l’Union Européenne. Et nous avons comme objectif principal, à travers ce projet, bien sûr, le renforcement des capacités de nos organisations, et surtout la consolidation des capacités des militants des droits de l’homme qui sont membres de ce réseau.

Nous avons eu déjà à organiser plusieurs formations à Nouakchott, Nouadhibou, Kaédi, Sélibaby et Rosso. Nous envisageons maintenant d’organiser d’autres formations à Nouadhibou et à Zouératt.

Ces formations vont porter essentiellement sur l’Informatique, l’utilisation des Technologies Nouvelles. Nous avons également formé nos militants sur les Techniques de Communication, tels que le plaidoyer et la négociation, et sur le montage des projets. Nous sommes actuellement dans une autre formation, notamment la vulgarisation des textes fondamentaux.

L’Eveil Hebdo : Quel est le degré d’évolution actuel du dossier dit " passif humanitaire" ?

Lalla Aïcha : Le dossier du passif humanitaire comprend trois volets. Il y a ce volet des rapatriés, dont une partie est déjà revenue en Mauritanie ; il y’a le dossier des tueries (les militaires et civils qui ont été tués pendant les évènements) ; et nous avons comme troisième aspect de ce dossier du passif humanitaire, l’affaire des fonctionnaires radiés arbitrairement durant les douloureux évènements de 1989, qui cherchent à être réintégrés, donc à recouvrir leurs droits.

Par rapport à ces trois aspects, celui des réfugiés, nous avons enregistré le retour du Sénégal d’une partie de ces concitoyens dans notre pays, depuis 2008. Mais, ils sont dans des conditions difficiles, extrêmement difficiles même. Nous avons visité les sites des rapatriés, et nous avons constaté qu’ils vivent encore dans des habitats très précaires. C’est dans des hangars et des cases où se posent énormément de problèmes.

Problèmes de la scolarité de leurs enfants, problème d’état civil, il y a aussi le problème foncier qui se pose. Le FONADH travaille avec l’ANAIR pour mettre le doigt sur les quelques problèmes qui se posent, en vue de leur trouver des solutions. J’avoue que c’est difficile, ça avance très lentement. Nous aurions souhaité, au niveau du FONADH, que les choses aillent plus vite pour le bien être de ces populations qui sont revenues, mais qui commencent même à se décourager, et certaines d’entre elles envisagent même de retourner !

L’Eveil Hebdo : Qu’est ce qui explique ces lenteurs, selon vous ? Un manque de volonté politique ou des cadres qui cherchent à torpiller la volonté du pouvoir ?

Lalla Aïcha : On ne peut pas dire qu’il n’y a pas une volonté politique. Les gens sont quand même revenus ! Il y a volonté, mais il y a aussi une situation de fait qui fait que les gens sont obligés de se pencher sur ce dossier du passif humanitaire. Aussi bien qu’au plan national qu’international, il y a de fortes pressions qui sont exercées sur le gouvernement pour se pencher sur ce dossier. Mais nous savons aussi qu’il y a des personnalités très proches du pouvoir qui constituent des goulots d’étranglement, qui ne veulent pas que ce dossier avance.

Nous savons que des pressions sont exercées sur les décideurs pour que le dossier n’avance pas. Et c’est des gens qui n’aimeraient pas voir ce dossier avancer. Le pouvoir doit se démarquer de ces gens-là, et prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ces Mauritaniens, qui ont regagné leur patrie, puissent vivre dans des conditions acceptables, en paix et dans la dignité.

Je pense effectivement qu’il y a des gens qui torpillent ce dossier, et ils ne veulent pas d’ailleurs que ça avance. Ils sont aussi connus. Ils ne veulent pas que les Mauritaniens déportés au Sénégal et au Mali reviennent. Et c’est pourquoi le dossier des déportés Mauritaniens au Mali n’avance pas. Ces derniers sont toujours là bas.

L’Eveil Hebdo : Que faites-vous alors en tant qu’institution chargée de la défense des droits humains pour faire avancer les choses?

Lalla Aïcha : Nous avons certains de nos membres, en particulier le président du FONADH qui siège au niveau du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale d’Accueil et d’Insertion des Réfugiés. Il ne cesse de plaider et de poser les problèmes des rapatriés qui vivent dans les sites, auprès de cette institution. En plus, nous effectuons régulièrement des visites dans les sites des rapatriés pour recenser les problèmes qui se posent avec nos antennes locales.

La plupart de nos antennes locales (AMDH, le Comité de Solidarité avec les Victimes de la Répression, SOS- Esclaves) travaillent sur le terrain, et exercent des pressions sur l’administration locale pour montrer du doigt les problèmes qui se posent, et prouver au plan international que le dossier n’avance pas, ou qu’il avance très lentement. Et que cela porte préjudice aux populations qui sont revenues.

Ce qui, en fait, ne favorise pas l’ancrage de la paix et de la cohésion sociale.

Propos recueillis par Jules Diop
Cp Brakna


Source :
L'Eveil Hebdo (Mauritanie)

Fédération de l’UPR du Brakna : Communiqué.





A l’occasion de la Mission qu’effectuera la Secrétaire Exécutive de l’UPR Chargée des Femmes, Madame Aîché Vall Mint Michel Verges dans la Wilaya du Brakna, la Fédération régionale de l’UPR de la wilaya invite tous les cadres, les acteurs politiques et les élus présents à Nouakchott à une réunion de prise de contact qui aura lieu au siège de la Commission Nationale des Femmes à côté du Lycée de Tevragh Zeina en face de l’Hôtel Tfeila Mint Abbass selon calendrier suivant :

Département d’Aleg : Lundi, 25 Octobre (aujourd’hui) à 16 Heures.
Département de Bababé : Lundi 25 Octobre (aujourd’hui) à 18 Heures

Département de M’bagne : Mardi, 26 Octobre à 16 Heures.
Département de Boghé : Mardi, 26 Octobre à 18 Heures.

Département de Maghta Lahjar : Mercredi, 27 Octobre à16 Heures

La Fédération




Source :
Jules Diop

Brakna : Boghé : La commune organise des Etats généraux de l’assainissement




La commune de Boghé, en partenariat avec le GRET et l’ECODEV, a organisé dimanche à la Maison des associations, des Etats généraux de l’assainissement sous le slogan “les déchets, c’est l’affaire de tous ” auxquels ont pris part le personnel communal et les conseillers municipaux, les représentants de mouvements associatifs et d’organisations de la société civile concernées par la problématique de l’assainissement, ceux des acteurs privés producteurs mais aussi transformateurs de déchets (commerçants, bouchers, recycleurs etc.) et les structures étatiques intervenant sur l’accès aux services publics.

L’objectif de cette rencontre, la 1ère du genre, est de « prendre ensemble des orientations, des stratégies et des conclusions pour résoudre efficacement le problème de la gestion des ordures ménagères ».

Le maire ouvre la séance

Ouvrant les travaux de cet atelier, le maire de la commune de Boghé, M. Bâ Adama Moussa, a d’abord indiqué que « cette initiative constitue une occasion heureuse d’échanger avec les experts de la question de l’assainissement et les partenaires au développement sur les voies et moyens de la mise en œuvre de mécanismes adéquats permettant de résoudre définitivement les problèmes d’assainissement auxquels les habitants sont confrontés ».

Poursuivant, M. Bâ a mis l’accent sur « la problématique de l’assainissement qui demeure aujourd’hui un casse-tête pour les communes mauritaniennes qui souffrent surtout de l’absence de moyens conséquents et de compétences techniques pour faire face durablement au défi posé par la gestion des ordures ménagères ». Il a enfin rappelé que la commune de Boghé disposait d’un plan d’assainissement de la ville qui a été conçu en 2002 avec l’appui de l’UNICEF et que sur la base de cette étude, une expérience sans succès avait été développée avec un système de collecte des ordures par des charrettes à traction asine.

Avant de terminer, l’édile de Boghé n’a pas manqué de souligner que « ce problème ne peut être résolu qu’à travers une concertation qui puisse dégager une orientation et des stratégies capables de nous aider à faire face aux déchets » tout en invitant les populations « à ne pas rater l’occasion qui leur est offerte pour venir à bout de la problématique des déchets dans le cadre du projet GECODEM dont la commune de Boghé demeure le maître d’œuvre ». Il aussi vivement remercié l’Union européenne, le consortium GRET/ECODEV et la World Vision pour leur appui constant à sa commune.

Les expériences passées


Ensuite, M. Bâ Abdoulaye Mamadou, animateur du projet a présenté un exposé sur les expériences passées en matière de gestion des déchets : l’étude de faisabilité (1999-2000), le projet de développement des services publics (2007-2008), le projet de gestion des ordures ménagères et des excrétas (2009). Il a en outre évoqué les principaux obstacles à la réussite de ces initiatives.

Parmi ceux-ci figurent notamment la faible utilisation des ressources disponibles (camions, charrettes), le manque de moyens financiers, le manque d’engagement des acteurs, l’inadaptation des méthodes et des équipements ainsi que des modalités d’appui et enfin le non payement des redevances par les habitants.

Quant à l’état des lieux, il est alarmant : 9 tonnes de déchets sont produits par jour soit 0,38 kg par jour et par personne sur une aire de 9 km2 où se concentrent 21 000 habitants soit 2455 ménages. Ces déchets sont de divers ordres : déchets organiques, déchets plastiques, ferrailles, cartons ou assimilés, os et autres.

La commune et la problématique de l’assainissement


Quant à M. Djigo Moussa, chef du service technique de la mairie, il a abordé les diverses tentatives de la commune pour faire face aux ordures ménagères. Il a d’abord précisé que la progression fulgurante de la ville commande d’envisager le problème des ordures à travers une vision plus globale et prospective.

« Il s’agira donc d’élaborer des stratégies intégrantes des cycles de production, de ramassage, de conditionnement, de traitement et d’élimination de ces déchets et faire des projections qui seront adaptées et circonstanciées au fur et à mesure du développement de nos villes et villages », a-t-il martelé avant de rappeler les études et actions menées dans ce domaine de 1999 à 2010 par la mairie et ses partenaires (Le Corps de la Paix Américain, l’ONG TENMIYA, l’ONG Eco-Développement, l’UNICEF, l’AFVP, la World Vision et la Coopération Espagnole).

Ces actions ont porté différemment sur des enquêtes économiques, des études de diagnostic et de faisabilité, des projets d’élaboration de plans d’action pour l’assainissement intégré de la ville et l’acquisition de matériels d’assainissement (un camion benne, des charrettes, des ânes, des bacs etc.). Le chef de service technique reconnaît cependant que « ces actions n’ont pas permis d’arriver à bout de la persistance et de la multiplication des dépôts sauvages et de la difficulté d’évacuer ces ordures en dehors de la ville dans un cadre assaini et normalisé ».

Abordant les efforts déployés par la commune dans le cadre de son PDC, M. Djigo a révélé que celle-ci a dépensé sur son budget d’investissement en 2009 et en 2010, respectivement 2 685 877 UM soit 12,55% et 2 493 326 UM soit 23,30%. En outre, elle a dépensé sur son budget de fonctionnement, le transport des déchets, la maintenance et autres dépenses s’y rapportant soit liées l’équivalent de 434 992 UM.

Parallèlement à cela, la mairie entretient un service en régie de ramassage journalier des ordures au niveau du marché de Boghé Escale et cela sans la participation des commerçants pour lesquels ce secteur est nettoyé. Enfin, M. Djigo a formulé des recommandations et suggestions susceptibles de résoudre durablement la question des déchets.

Parmi elles, ont peut citer notamment la mise à disposition de bacs suffisants au niveau des ménages et de toutes les sources de déchets, la mise à disposition de charrettes par quartiers ou par groupes de quartiers, l’identification de charretiers disponibles et motivés, l’aménagement et la normalisation des sites de décharges transitoires, l’acquisition de matériels (camions, chargeurs), le traitement et le recyclage des déchets, l’existence d’une police active, vigilante et motorisée, la détermination et l’uniformisation des taxes de ramassage des ordures, le suivi régulier des activités par les services compétents de la commune.

Les différents modes de ramassage des ordures

Le 3e exposé portant sur les modes de ramassage des ordures a été présenté par Mme Alicia Tsitsikalis, chargée de mission “eau et assainissement” à la GRET (Paris). Trois pistes sont proposées : la collecte porte-à-porte : site de transit, transport, décharge finale ; la collecte porte-à-porte par un camion puis transport à la décharge finale ; bennes déposées dans les quartiers puis transport vers la décharge finale.

Ébauche de solutions et recommandations finales


La restitution des travaux de groupes a été l’acte final des travaux de cette grande rencontre. Les trois groupes ont successivement proposé les solutions envisageables pour résoudre efficacement la problématique des déchets ménagers. Parmi celles-ci, le découpage des quartiers en fonction du nombre des bacs, la collecte des redevances par la commune ou un opérateur privé qui fournit aussi les équipements, la définition de la périodicité de ramassage (une fois par semaine), l’usage mixte des charrettes et des bennes selon les spécificités des zones (couplage des pistes 1 et 3 susmentionnées), la vulgarisation des moyens d’information et de sensibilisation des producteurs de déchets (ménages, boutiquiers, artisans, bouchers, mécaniciens, soudeurs etc.)

Zoom sur le projet GRET/ECODEV de gestion des déchets du Brakna Le projet de gestion concertée des déchets ménagers du Brakna (GECODEM) mis en œuvre par le consortium GRET/ECODEV pour une durée de 33 mois est destiné à aider les mairies de Boghé, d’Aleg et de Maghta Lahjar à mettre en place un système de ramassage des ordures ménagères.

Ce projet d’un coût global de 424 000 euros sur financement conjoint de l’Union Européenne (75% soit 318 000 euros) et des communes (10% soit 43 000 euros), les 15% restants étant en cours de recherche, vise à « améliorer l’assainissement et l’environnement urbain, renforcer la cohésion sociale et contribuer à créer une conscience citoyenne et un espace public de concertation, renforcer les capacités des organisations de la société civile et accroître la visibilité et la crédibilité des communes dans la gestion de l’espace public urbain ».

Il cible principalement le personnel communal et les élus des trois communes d’intervention, les mouvements associatifs et les organisations de la société civile concernées par la problématique de l’assainissement, les acteurs privés producteurs mais aussi transformateurs de déchets (commerçants, bouchers, recycleurs etc.) et les structures étatiques intervenant sur l’accès aux services publics.

Parmi les résultats attendus du GECODEM, on peut citer la définition concertée d’une stratégie de gestion des déchets, le renforcement des acteurs locaux et des communes, la mise en œuvre d’initiatives innovantes et rentables de valorisation des déchets, la participation et l’adhésion des populations aux dispositifs.

A l’heure actuelle, la phase de diagnostic entamée depuis mai dernier, s’est achevée. Elle a permis de repérer et d’identifier les acteurs locaux, de prendre connaissance des expériences passées et présentes de gestion des ordures ainsi que du cadre juridique et réglementaire et d’élaborer une étude sur la caractérisation et la quantification des déchets.

Notons que ce projet est placé sous la direction de M. Mohamed Tirera assisté de deux animateurs : MM. Bâ Abdoulaye et Chérif Ould Brahim. L’ONG ECODEV y est représenté par M. Tourad Ould Sery, expert socio-économiste. Quant au coordinateur national du GRET en Mauritanie, M. Bernard Gay, il assurera le suivi et la supervision des activités.

Les conclusions et recommandations formulées permettraient de résoudre à long ou à moyen terme, cet épineux problème auquel sont confrontés les gestionnaires des villes. Pour ce faire, la participation et l’implication de tous les acteurs (producteurs de déchets, associations, ONG, professionnels de la communication, structures étatiques concernées etc.) est nécessaire voire indispensable.

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr


Source :
Dia Abdoulaye

dimanche 24 octobre 2010

Wilaya de Nouadhibou : L’Union Pour la République s'enfonce dans la crise.




Les crises se succèdent d’une manière à laisser penser qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la fédération de l’Union Pour la République à la wilaya de Nouadhibou. L’Union Pour la République se retrouve aujourd’hui dans une situation inconfortable. Le parti de la majorité serait en perte de vitesse, et que même les militants seraient en train de lâcher.

Les dernières réunions des sections de la fédération ont été houleuse ou les responsables de ce parti ont déversé leur colère sur la gestion de cette fédération et son absence d’initiative dans les crises que la ville a connue ,la fronde à la commune de Nouadhibou, les destructions arbitraires de Eljedida, la possible confiscation des terrains non clôturés par le wali, prouvent, encore une fois, que l‘UPR a encore du pain sur la planche et doit impérativement réviser sa façon de gérer les crises sociales.

Depuis l’élection de la nouvelle fédération en effet, les critiques qui sont faites contre elle par ses propres membres de la fédération ne la servent pas.

Les actes qui ont fait monter la tension chez les militants de ce parti, ce sont les derniers crises et dont le parti lui ont été différent. Sont révélateurs de la perte d’audience de ce parti à la cité économique.

Au niveau local, les rancoeurs accumulées contre elles sont nombreuses. Dans une pareille anarchie, comment le parti à deux semestre de l’échéance municipale peut il faire de bonnes prestations ? et comment la fédération de ce parti surmontera-t-elle ces crises?

Et comme si tout cela ne suffisait pas, les militants commencent à déserter le parti. La mission dépêchée la semaine prochaine par le parti aura la tache difficile de recoller les morceaux, et ne remettra certainement pas les choses en ordre. Si certains avaient accepté d’adhérer à ce parti présidentiel, ils attendent l’occasion pour sanctionner les tenants du parti.

Certains militants à la cité économique n’hésitent pas à dire que le début catastrophique de cette fédération devient alors une cause à conséquences. Les erreurs de l’administration dans la gestion de la chose publique ont porté préjudice à l’ensemble des militants du parti, et au programme de président élu Mohamed Abdelaziz avec des décisions pour le moins paradoxales.



www.cridem.org


Source :
Oumtounsy (Mauritanie)

La commune de Tiguent signe un pacte de jumelage avec celle de « Jabalia » dans la bande de Gaza



Le maire de la commune de Tiguent, sud de la Mauritanie, El Mamy Ould Baba, également membre de la caravane « Ligne de vie n°5 », a signé un acte de jumelage avec la commune de « Jabalia » dans la bande de Gaza.

Lors de la signature de cet acte de jumelage, le maire de la commune de Tiguint a déclaré que ce geste « honore tous les Mauritaniens », précisant que c’est un lien qui vient d’être établi entre non seulement les élus des deux communes mais aussi entre leurs populations.

Ould Baba a ajouté : « nous ne sommes pas venus à vous avant d’avoir purifié notre territoire des relations avec l’Etat sioniste, et c’est ce même acte que nous mèneront en Palestine ».



El Mamy Ould Baba a promis de « s’inspirer de l’expérience des frères dans la bande de Gaza qui arrivent à s’acclimater à des conditions de vie si difficile et parviennent, quand même, à servir les populations. »
Saharamédias

La section de l'UPR de ROSSO inaugure son siège : L’affluence au rendez vous




La section de l'UPR de Rosso a inauguré vendredi dernier son siège qui est situé sur l'avenue de l'indépendance à l'étage jouxtant le local qui abrite la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS.)

La cérémonie d’inauguration a été présidée par Bâ Madine, président de la section de Rosso en présence de Cherif Boughouba, premier vice président de la section, Mohamed Lemine O.Sidi Bouya dit Slama, Ghadi, Thiefagha Sy président de la sous-section de Rosso et les membres de son bureau: Halima Sy, Ibrahima Sy, Mame Djibi, Minetou Mint Zouedine, M'boirick Fall, et des responsables tels que : Mohamed Saleck O.Taleb Dren du Trarza, Mohamed Yeslim O.Lehah, président de la Ligue Régionale de Football du Trarza un élément actif, Mohamed Vall dit Tayvour, des présidents de comité et de nombreux notables.
Dans une allocution Mr Bâ Madine s’est adressé aux militants de l'UPR en leur disant, qu'à partir de cet instant ce site est désormais le lieu de rencontre, d’échange et de collecte d’informations afin de les propager aux militants et sympathisants du parti suivant ses orientations et directives émanant du gouvernement pour convaincre les citoyens de la crédibilité des idéaux prônés par leur parti et partant faire face efficacement aux campagne d’intoxication.
Une permanence régulière sera assurée dans le local qui sera aussi doté de moyens de communication très prochainement afin de rapprocher les uns des autres pour une bonne coordination. Avant de terminer Mr Bâ Madine, a invité les militants à persévérer dans le militantisme et s’armer de vigilance et de détermination pour participer pleinement à la construction nationale.

Hachim

Adrar / fraude Somelec : L’affaire patine malgré les préjudices causés.



La levée lundi 11 octobre, d’un pan du voile qui couvrait le vol des carburants Somelec, organisé depuis des décennies, continue de défrayer la chronique à Atar.

Des préjudices incalculables !


Cette malversation « sur laquelle les yeux étaient fermés » causait, selon tout un chacun, des dégâts et préjudices incalculables aux populations et au pays.

Les plus en vue sont : les coupures intempestives et délestages prémédités et continus de courant avec tout ce que cela entraîne de désagréments, détérioration de matériel, paralysie de fonctionnement, déclassement de produits périssables, colère, hypertension, et ternissement d’image de marque de la ville.

Le manque à gagner des stations services aux cotés desquelles « des boutiques –bidons » vendaient moins chers les carburants, objet de leur raison d’être.

Les fausses déclarations concernant la rentabilité (voire le sabotage) d’une sixaine de groupes électrogène convoyés entre 2007 et 2010,en appui à la centrale d’Atar. Exigence d’une commission d’enquête indépendante!

Partant de ce constat, les Atarois pensaient qu’une enquête poussée et lucide serait menée par un organisme indépendant afin de projeter toute la lumière sur cette affaire et que l’ensemble de ses acteurs au niveau des diverses institutions concernées (MEPP, Douane, Somelec, Locataire de citernes et autres complices) seraient, une fois connus, châtiés à hauteur des forfaits commis.

La déception est grande lorsque les habitants de la capitale régionale de l’Adrar apprirent deux semaines après l’éclatement du scandale que « la montagne a accouché d’une souris » :

1 -Un chef de poste quart Somelec, en fonction le jour de l’événement, a été remplacé et sera peut être licencié.

2- La douane a déterminé le montant d’une amende de 19 millions d’Ouguiyas (triple du coût de la contrebande et du moyen de transport) à verser au trésor public. D’ailleurs qui versera cette amende ? La MEEP, livreur et vendeur du produit ? Le propriétaire de la citerne louée ? La douane chargée de l’escorte et convoyage à destination ? ou bien la Somelec acheteur et victime ?

Des centaines d’autres questions se posent dont notamment : Quel rapport y’a-t-il entre le vol de gasoil et les coupures d’électricité ? Est-ce que les délestages de quartiers populaires paraissaient dans le registre de suivi ( ?) de la centrale d’Atar?

Quelles sont les autres voies de vol de gasoil, en plus du dépotage de citernes ? Est-ce que les citernes sortaient de MEPP remplies conformément au bordereau d’accompagnement? Quelle part de responsabilité rejeter sur la douane MEPP et les deux bureaux (mobile et fixe) d’Atar ? où sont passés les milliards d’ouguiyas récoltés à chaque dépotage de citerne tous les quinze jours et ce depuis de nombreuses années?

Est-ce que le vol gasoil Somelec se limite seulement à Atar ou gangrène-t-il le système sur tout le territoire national ?

A quelque chose, malheur est bon !

Aujourd’hui c’est autour de ces nœuds du problème que le débat bat son plein. Il semble que Le propriétaire Mauritanien de la citerne refuse de payer l’amende qu’on lui intime. Il demande d’ailleurs que lui soit payé chaque jour d’immobilisation de sa citerne arrêtée jusqu’à ce matin devant le bureau des douanes d’Atar.

Il a engagé pour la circonstance un avocat pendant que les institutions des douanes, MEPP et Somelec affichent un profil bas. On le voit bien, l’affaire patine et d’aucuns craignent qu’elle ne soit étouffée comme d’autres qui l’ont précédée.

En attendant d’en savoir plus, le proverbe selon lequel : « A quelque chose malheur est bon » semble se confirmer : Depuis l’éclatement de ce problème, aucun délestage n’a été constaté dans les quartiers populaires d’Atar, malgré les averses de pluie pendant une semaine et les flaques d’eau qui couvrent présentement chaque pouce de terre non couvert.

Ely Salem Khayar



Source :
Adrar Info (Mauritanie)

samedi 23 octobre 2010

Tagant / Poursuite de l’opération « écoles propres saines et sécurisées »


M. Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall wali du Tagant a présidé, jeudi matin, dans son bureau, une réunion regroupant les autorités administratives, municipales et sécuritaires, les chefs de services régionaux et des représentants d’Associations de parents d’élèves.
L’objet de cette rencontre était de définir les modalités de poursuite de l’opération « écoles propres saines et sécurisées » entamée vendredi dernier et dont l’objectif est de réhabiliter les écoles de la région durement endommagées suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues dans la wilaya.
Après une large concertation, il fut décidé de mettre sur pied une commission technique présidée par le Hakem central de Tidjikja et qui regroupe les chefs de services régionaux : de l’Education, de la santé, de l’Urbanisme, de la SNDE, de la SOMELEC, des responsables d’APE et quelques éléments de l’association locale des artisans.
Après avoir visité les lieux et évaluer l’ampleur de la tâche, les membres de ladite commission ont décidé de procéder, dans un premier temps, à l’évacuation des eaux et d’attendre la semaine prochaine pour entreprendre les travaux de nettoyage.
Précieux appui de l’UNICEF
72 heures avant la tenue de cette réunion, la représentation de l’UNICEF en Mauritanie à travers son Projet Education de base, a fait parvenir à la DREN du Tagant un important lot de matériel composé de : trois motopompes et leur tuyauterie, 60 brouettes, 100 pelles, 100 pics, 100 râteaux et des produits et du matériel d’hygiène. Partenaire des écoles du Tagant, l’Unicef n’en est pas à sa première intervention. Cet organisme a , en effet, consenti de nombreux efforts à travers les financements accordés aux parents d’élèves pour la création d’activités génératrices de revenu (AGR) et l’instauration d’un environnement propice pour l’émergence d’une école de qualité, objectif qu’il poursuivit à travers son projet « Ecoles Communautaires, Propres, Saines et Vertes » (ECPSV). Des séminaires de formation portant sur l’approche « projet d’école » ont été d’ailleurs organisés par l’UNICEF dans la région. L’appui de cet organisme concerne, également, le volet éducation en zone vulnérable : l’envoi par l’Unicef du matériel d’assainissement à la Dren du Tagant pour l’évacuation des eaux au niveau de l’école 5 entre dans ce cadre.
Responsables de l’APE de l’école 5 mis devant leurs responsabilités

Profitant de la présence des parents d’élèves sur les lieux, le Dren du Tagant Mohamed Samba Sedinté a improvisé une petite réunion au cours de laquelle, il les a invités à s’impliquer davantage pour aider au bon fonctionnement de leur école. Il a, par la suite, fait un compte rendu détaillé de l’opération « écoles propres saines et sécurisées » avant de présenter à l’assistance le matériel envoyé par l’UNICEF pour appuyer les écoles de la région. Enfin le Dren a invité les parents d’élèves de venir nombreux appuyer la seconde phase (nettoyage de la cour et des salles de classe) qui aura lieu le vendredi prochain.
Notons que la première journée de pompage des eaux, marquée par la présence du Wali du Tagant qui a tenu personnellement à donner le coup d’envoi des travaux, a débuté vers 10 heures et s’est poursuivi jusqu’aux environs de 19 heures et a permis d’évacuer une importante quantité d’eau évaluée à plus de 700tonnes. Et la quantité d’eau qui restait (150tonnes environ) a été évacuée le lendemain.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Reportage photos















Confusion totale / SNDE de Kaédi




A quand une gestion saine et appropriée de la SNDE de Kaédi,ou des SNDE de la Mauritanie toute entière? Depuis plusieurs années, les abonnés de cette boite ne savent plus où se donner ta tête : arriérés, que des arriérés!

Il y a plus de 8 ans à kaédi, personne ne peut se targuer d'avoir payer une facture lisible, une facture propre, une facture de bonne forme. Plutôt, la facture fraiche à payer est tout le temps méconnue de son propriétaire à cause de l'amalgame.

A chaque facturation,il faut que l'abonné prenne toutes ses dispositions: avoir beaucoup d'argent, se préparer à la bataille selon la situation qu'on aura à vivre. On ne peut pas lire sa facture! Est-ce une situation propre à Kaédi seulement? S'agit il d'une situation générale?

En ce qui nous concerne nous les Kaédiens, nous demandons un assainissement de cette situation qui est devenue le calvaire des pères de familles; nous dormons mal à l'approche des facturations.

Nous lançons un appel au président des pauvres, par sa lutte contre le vol, la gabegie, de bien vouloir ouvrir une enquête dans ce cas particulier de la SNDE de Kaédi

kaédi, le 22/10/2010
Mohamedou Bakary Tandia





www.cridem.org


Source :
alhambaral

vendredi 22 octobre 2010

Droit de réponse contre Jiddou ould Hamoud, correspondant du journal le Calame à Rosso.




Monsieur Jiddou ould Hamoud, il n'est pas de mon habitude de répondre aux mensonges ou diffamations des uns ou des autres à propos de mes actions et l'action de l'organisation que je préside. Mais aujourd'hui, de Paris ou je me trouve, j'ai constaté l'ignoble et la déchéance morale, en lisant une version de l'Affaire Aichetou que tu oses faire lire au public en soutenant que c'est celle de IRA.

Cette attitude flagrante de falsification, de faux; et de calomnie, dépasse largement le seuil de non observation de la déontologique du journalisme, déjà fortement malmenée en Mauritanie. Et je ne saurais laisser passer cette extrême légèreté et compromission salissante, pour un ami d'enfance, quelqu'un qui a fait avec moi un bout de chemin dans cette lutte.

Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs

Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie(IRA)



Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs, séparation forcée des parents et enfants et scolarité en péril…

Jeudi 30 septembre 2010, nous, Biram Dah ABEID, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie(IRA-Mauritanie), avons reçu des renseignements de certains militants et sympathisants de notre organisation à Rosso (ville située à 200 km au sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie), qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’BARECK et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maitres d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, l’homme chapote l’ensemble tribal des oulad Benioug, qualifié de violent et de méchant par nos sources.

Nos sources ont situé la demeure de Yedali et son clan, auxquels sont attachés, comme esclaves domestiques et par ascendance, Aichetou, et ses enfants, au PK 14, sur la route de Rosso. Nous demandions à nos amis d’expliquer aux victimes notre disponibilité à les assister pour se libérer de l’esclavage et qu’ils peuvent se mettre en contact avec nous à Nouakchott.

Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maitres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fuit ses maitres des années avant, arrive dans les bureaux de l’ IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita notre assistance pour libérer sa sœur et ses enfants . Nous décidions de la faire accompagner par trois de nos cadres et militant, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah.

Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, sous un hagard de fortune (demeures habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et notre mission suscitée, pour porter plainte contre ses maitres, et voilà ce qu’elle raconte :

Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso (Wilaya-région du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, tous deux de la tribu Oulad Bénioug, habitant à 13 km de la ville de Rosso.

J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.

Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh , c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse , guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement.

Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie, il a été stigmatisé pour son statut d’esclave dans les milieux de cette dernière. La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj.

Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.

Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons. Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée(Moyna) avec une branche d’arbre.

Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna pour vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra. Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave, elle est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres.

Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit. Yedaly, le plus méchant de nos maitres est un homme sans pitié, violent.

Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maitres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés par leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres, il ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres . J’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien, étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles(Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit , soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi ,Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et moi depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité , celle de mes enfants ;

je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brulures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travaille chez eux comme esclave.

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah ABEID, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans :

Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’ils travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…

Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de L’IRA ; l’enquête est en cours , après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS.ESCLAVES à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.

IRA- Mauritanie sortira un communiqué détaillé de cette affaire après la fin de l’enquête et après la précision de l’orientation que les pouvoirs politique et judiciaire vont imprimer à ce cas grave et avéré d’esclavage.


www.cridem.org


Source :
Biram Dah / IRA

Le Hakem de la moughataa de Kiffa préside des réunions préparatoires du cinquantenaire de l'indépendance nationale



Le hakem de la moughataa de Kiffa, M. Sall Amadou Tidjane a présidé jeudi, dans son bureau à Kiffa une série de réunions des commissions chargées de préparer le cinquantenaire de l'indépendance nationale.
Au cours de ces réunions, le hakem a insisté sur l'importance qu'accordent les autorités publiques et les populations à cet évènement, notamment "dans l'ère de changement constructif et de réformes institutionnelles", précisant que
" cet anniversaire matérialise la marche du pays depuis 50 ans".
Le hakem de Kiffa a insisté sur le rôle que doit jouer chaque commission et a appelé à l'accélération des préparatifs pour donner à l'évènement l'éclat qu'il mérite.
Il est noter les différentes commissions sont chargées de l'assainissement, la sensibilisation et le suivi, la culture, la jeunesse et les ports et l'organisation.
Ces commissions sont composées, entre autres, d'élus locaux, d'acteurs de la société civile et de chefs de services.
AMI

Esclavage à Rosso : travail sans salaire





Rosso est secoué depuis quelques jours par un problème d’esclavage. Le bras de fer entre ceux qui dénoncent cette pratique inhumaine et ceux qui la pratiquent sans vergogne est désormais monnaie courante.

D’un coté les esclavagistes qui tiennent par tous les moyens à camoufler et entretenir une pratique désormais officiellement interdite par les pouvoirs publics et de l’autre les ONgs des droits de l’homme qui militent pour l’éradication de cette pratique en mettant parfois du zèle dans leur façon de faire.

En effet, il arrive que la relation entre maître et esclave se transforme en relation fraternelle mais certains militants de droit de l’homme trouvent toujours le moyen de rendre cette dernière archaïque et néfaste. Dans ce cas, nous avons recueillis les versions des deux parties opposées.

VERSION DE L’IRA au nom de Aichettou


Jeudi 30 septembre 2010, Biram Dah Abeid, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie (IRA-Mauritanie), a été informé qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’bareck et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maître d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, un homme de l’ensemble tribal des oulad Benioug,.

Au nom de l’IRA, Biram invite Aichetou à se rendre au bureau de l’ONG à Nouakchott en expliquant sa disponibilité à assister la victime pour se libérer de l’esclavage. Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maîtres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fui ses maîtres des années avant, se rend dans les bureaux de l’IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita l’assistance de celle-ci pour libérer sa sœur et ses enfants.

L’ONG la fait accompagner par trois de ses militants, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah. Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, dans un hangar de fortune (demeure habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et les militants de l’IRA, pour porter plainte contre ses maîtres, et voilà ce qu’elle raconte selon Biram :

"Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso et Wilaya du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, toutes deux de la tribu Oulad Bénioug, et habitant à 13 km de la ville de Rosso.

J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.

Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh et c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse et guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement. Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie et il a été stigmatisé pour sons statut d’esclave dans les milieux de cette dernière.

La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena de chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj. Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.

Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons.

Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée (Moyna) avec une branche d’arbre.

Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna et vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra.

Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave et est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres. Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit.

Yedaly, le plus méchant de nos maîtres est un homme sans pitié, violent. Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maîtres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés de leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres et ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres et j’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien et étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles (Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit et soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi, Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et mois depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité et celle de mes enfants ; je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brûlures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travachez eux comme esclave" .

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah Abeid, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans : Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’il travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…

Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de IRA ; l’enquête est en cours et après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS Esclaves à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.


VERSION EHL VEYJAH


Accusée à tort ou à raison d’esclavagiste, la famille EHL VEYJAH a tenu à se défendre en niant en bloc les accusations de l’IRA et c’est à travers un point de presse organisé le lundi 11 octobre 2010 à 17h au PK14 qu’elle a apporté le démenti suivant:

Gorgui Ould Yedaly professeur de son état entouré de son père Yedaly Ould Veyjah, sa tante et une bonne partie de la population du PK14 invitée pour la circonstance a, devant la presse fait un bref historique du phénomène de l’esclavage dans le monde avant d’aborder le cas Aichettou mint Mbareck qu’il considère comme sa sœur, selon ses dires..

« Ma famille a-t-il dit est victime d’une campagne mensongère et sans fondements de la part de l’ong IRA. Je reconnais que l’esclavage en Mauritanie n’a aucun fondement ni juridique, ni religieux. Certes mon grand père Veyjeh avait acheté la mère de Aichettou mais cette dernière vivait avec ma mère comme des sœurs.

Après le décès de ma mère, bah est venu récupérer sa mère qui n’est autre que la mère de Aichettou pour l’emmener vivre à Rosso. Ainsi, Aichettou et sa sœur Moina sont restées avec ma famille sans aucune contrainte. En 1992, Moina décide d’aller vivre à Nouakchott, personne de ma famille ne s’y est opposé. Puisque de toute façon, nous considérons que chaque membre de la famille est libre de faire ce qu’il veut de sa vie.

Pour sa part Aichettou a décidé de rester aevc nous et elle est traitée au même titre que mes sœurs. Nul ne peut voir ou constater une différence entre elle et mes sœurs. Sa fille Mebrouka va à l’école, elle est en classe de 5ème année. Aichettou a travaillé comme domestique dans plusieurs famille et même parfois chez nous et elle a toujours été payée à la fin du mois.

La semaine dernière Aichettou se rend à Nouakchott à notre insu, 48 h plus tard, ma famille reçoit une convocation à la police et c’est en ce moment que nous avons appris que l’ong IRA était venue tard dans la nuit pour récupérer Aichettou tout en corrompant son mari avec la somme de 40.000 um pour qu’il ne dise rien. C’est après avoir emmené Aichettou à Nouakchott que l’IRA lui a inculqué des idées loin de la réalité en lui promettant monts et merveilles si toutefois elle portait plainte contre ma famille.

Pour tout vous dire notre famille n’est pas esclavagiste, elle est aujourd’hui traînée dans la boue par l’IRA avec de fausses accusations. L’IRA qui cherche à se faire de l’argent par tous les moyens y compris les plus abjects. Je rappelle que toute la progéniture de Aichettou est scolarisée soit à l’école moderne ou l’école coranique, chose qui ne se fait pas pour les esclaves. Bref ! Ma famille portera plainte contre l’IRA devant la justice pour préjudice moral causé par cette affaire qui est un tissu de mensonge ».

Répondant à une question du CALAME, libellée comme suit : « Comment Aichettou bien traitée, vivant en parfaite harmonie avec les siens, fui tout d’un coup avec des inconnus (3membres de l’IRA) tard dans la nuit? », Gorgui soutient que Aichettou ne s’est pas rebellée mais que les 3 membres de l’IRA étaient accompagnés par Moina la sœur d’Aichettou et lui ont fait comprendre que sa mère était très malade et lorsqu’elle consent de les accompagner, ils donnent à son mari qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales, la somme de 40.000um pour le faire taire.

LA TRIBUNE a voulu savoir s’il existe des mariages entre les maîtres et les esclaves dans cette communauté Oulad Benioug. Oui, répond Ould Yedaly car nous ne sommes pas esclavagistes mais dans ma famille cela n’a jamais été le cas. LE CALAME qui a posé une question relative au rapport de Sidi Ould Messaoud l’un des principaux dirigeants de l’APP cité par l’IRA comme « complice » de Yedaly Ould Veyjeh.

C’est Yedaly lui-même qui réagit en disant qu’il s’agit là de la plus grande bourde de l’IRA qui cherche à salir l’image du parti et de ses militants par le canal de Sidi qui n’a rien à voir dans cette affaire ni de près ni de loin. Et d’ajouter je suis militant de ce parti et j’ai même été suspendu mais militant discipliné j’attendrai que la justice tranche pour prouver à mon parti que je suis innocent.

Dans la foulée plusieurs témoignages de participants entre autres Baba Ould Thierno notable de la localité, le doyen d’âge de la tribu,et deux autres femmes dont une voisine de la famille EHL VEYJEH ont tous versé dans le même ordre d’idée « Aichettou n’a jamais été traitée comme esclave par la famille Veyjeh ». No comment !

JIDDOU HAMOUD
hjiddou@yahoo.fr

Source :
Jiddou Hamoud

Les troupes mauritaniennes se retirent du nord du Mali




Plusieurs unités de l’armée mauritanienne déployées au nord du Mali, où elles étaient engagées contre des éléments d’Al-Qaïda, ont quitté ces zones de déploiement, jeudi, pour retrouver leurs bases en Mauritanie, a appris Xinhua de sources militaires mauritaniennes.

Déployées depuis la première moitié de septembre, ces troupes ont affronté dans le nord du Mali des colonnes de l’organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), faisant plus d’une douzaine de tués dans les rangs des salafistes armés.

Plusieurs raids aériens ont été également menés par des avions de l’armée de l’air mauritanienne contre des bases des terroristes d’AQMI. Plusieurs unités de l’armée mauritanienne déployées au nord du Mali, où elles étaient engagées contre des éléments d’Al-Qaïda, ont quitté ces zones de déploiement, jeudi, pour retrouver leurs bases en Mauritanie, a appris Xinhua de sources militaires mauritaniennes.

Déployées depuis la première moitié de septembre, ces troupes ont affronté dans le nord du Mali des colonnes de l’organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), faisant plus d’ une douzaine de tués dans les rangs des salafistes armés.

Plusieurs raids aériens ont été également menés par des avions de l’armée de l’air mauritanienne contre des bases des terroristes d’AQMI. (Xinhua)


www.cridem.org


Source :
AfriScoop