mercredi 26 août 2015

La culture du Maralfalfa : Une alternative pour sauver le cheptel Mauritanien face aux sécheresses récurrentes

La culture du Maralfalfa : Une alternative pour sauver le cheptel Mauritanien face aux sécheresses récurrentes

  L’ONG Mauritanienne AMAD, expérimente dans le département de Boghé une espèce végétale appelée le Maralfalfa. Dans la ferme de l’ONG situé en pleine forêt sur la lisière du fleuve, non loin du village de Thiénel, le Maralfalfa pousse sur une superficie de 1,5 Ha.

Une espèce végétale qui produit jusqu’à 450 tonnes voire 500 tonnes à l’hectare selon Bâ El Hadj, président de l’ONG AMAD. D’une seule bouture, peuvent émerger 40 tiges de Maralfalfa qui forment une petite forêt sur une superficie expérimentale de 1,5 hectares à l’intérieur de la ferme de l’ONG.

Nous avons constaté de nos propres yeux. Cette espèce qu’est le Maralfalfa, a besoin juste de l’eau, de la lumière et du composte pour une croissance normale au bout de 75 jours. Un producteur du Maralfalfa n’a pas besoin de dépenser de l’argent pour acheter des engrais chimiques, a affirmé El Hadj Bâ.

Une fois l’espèce est mature, vous pouvez récolter de grandes quantités de Maralfalfa, tous les 40 jours. Et la plante, a une durée de vie de 7 ans à en croire le responsable de l’ONG. C’est le Maralfalfa que les agriculteurs Espagnols utilisent pour l’alimentation de leurs vaches et chèvres laitières. Un lait qui sert de base à la fabrication du fromage précise, M. .

Il a fallu une visite d’échanges effectuée auprès des éleveurs Espagnols de la ville de Ténérife par les responsables d’AMAD, de l’APLVD avec l’appui de ses partenaires ATICA et CERAI pour convaincre les Mauritaniens de la pertinence de promouvoir cette espèce végétale pour protéger le cheptel Mauritanien des sécheresses récurrentes dans notre pays.

Comparée aux autres cultures fourragères, le pois d’angole, le sorgho fourrager ou le niébé fourrage qui dépasse rarement 60 tonnes à l’hectare, cette culture fourragère riche en protéines constitue une véritable alternative face aux sécheresses récurrentes qui sévissent en Mauritanie depuis de nombreuses années. Et sa promotion dans notre pays, peut à terme réduire considérablement la facture que l’Etat injecte pour la nourriture du cheptel à chaque fois qu’une sécheresse fait son apparition.

Le président de l’ONG AMAD appelle le gouvernement Mauritanien à investir désormais dans la vulgarisation du Maralfalfa pour sauver le cheptel Mauritanien en cas de sécheresse. L’ONG AMAD remercie la coopération Espagnole et ses partenaires ATICA et CERAI qui sont entrain de vulgariser actuellement le Maralfalfa dans les régions du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha. Les organisations des éleveurs doivent saisir cette excellente opportunité pour mieux faire face aux sécheresses et trouver de la nourriture pour leur bétail.



Source : Elfoutiyou

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