Khalil Sow-Tagant
jeudi 15 août 2013
Tidjikja: La mission de l’UPR sillonne le département
Un Mort dans un accident prés d’Aleg
A l’entrée d’Aleg, pas loin de l’endroit où furent assassinés les touristes français, un véhicule Toyota Prado est sorti de la route hier soir et a fait plusieurs tonneaux.
L’un des passagers Amadou Ndjim (notre photo), cadre à la Direction Générale des impôts est décédé mortellement touché à la tête, les autres sont plus ou moins grièvement blessés.
Selon les premiers éléments de constat fait par la gendarmerie ce sont et la vitesse et l’état déplorable des routes qui est responsable de l’accident. Les passagers du véhicule revenaient de Nema où ils ont assisté à l’émission « Ligha Chaab ».
Source : Mauriweb (Mauritanie)
mardi 13 août 2013
Le Président de la République arrive à Néma
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et son épouse, Madame Mariem Mint Ahmed dite Tekber sont arrivés mardi matin à Néma, capitale de la wilaya du Hodh Echarghi.
Le Président de la République a été accueilli à son arrivée à l'aéroport de la ville de Néma par le Premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, le wali du Hodh Echarghi, les élus, les notables et de nombeuses foules.
Un accueil populaire chaleureux a été réservé au Président de la République. Cet accueil auquel ont participé des chameliers et des cavaliers a reflété l'attachement des populations au programme du Président de la République et leur joie pour les réalisations accomplies sous sa direction.
Au cours de ce voyage, le Président de la République est accompagné par des membres du gouvernement, des présidents de partis politiques et des personnalités nationales.
AMI
Candidat à la candidature à Tidjikja: Dr Mohamed Radhy Ould Mohamed Hacen en pole position
Le Président de l’Université Sup Ménagement Dr Mohamed Radhy Ould Mohamed Hacen qui brigue le poste de député de Tidjikja semble drainer une large sympathie autour lui. Il est pressenti, selon certains observateurs, comme le candidat le plus à même de défendre les couleurs de l’UPR dans une circonscription électorale où il compte de nombreux supporters. Ould Mohamed Hacen s’est fait distingué lors de la dernière implantation de l’UPR à Tidjikja avec le précieux appui qu’il a apporté aà son parti et les unités de base qu’il a pu remporter haut la main.
Ressortissant de Tidjikja où il compte de solides ancrages sociaux, il bénéficierait également d’une virginité politique qui fait de lui l’un des candidats les plus crédibles.
Récemment l’accueil qui avait été réservé à son groupe politique à Tidjikja était un signe on ne peut plus clair de la sympathie dont jouit Dr Mohamed Radhy auprès des siens. La troisième édition du festival des villes anciennes tenue en janvier dernier à Tichitt avait été également une occasion pour lui de montrer son attachement au Président de la République avec l’accueil grandiose réservé à ce dernier par son groupe politique.
Dr Mohamed Radhy est un vrai challenger pour la course à la députation de Tidjikja et sa désignation en tant que porte étendard de l’UPR dans cette circonscription électorale serait bien appréciée dans cette Moughattaa où il ne compte que des sympathisants.
Seulement, la bataille risque d’être âprement livrée entre lui et les autres candidats autoproclamés dont certains à l’image de son excellence Sidi Ould Didi l’ambassadeur de la Mauritanie au Koweit ne manquent pas d’arguments.
Khalil Sow-Tagant
Candidats à la candidature : Manœuvres politiques en cours à Tidjikja, Moudjeria et Tichitt
Khalil Sow-Tagant
Visite du Président de la République au Hodh Echargui: forte mobilisation du Département de l’Environnement (MDEDD)
Source : MDEDD
La route fait encore un drame: deux morts et quatre blessés dans un accident de route à l'entrée d'Aleg
Deux morts et quatre blessés graves tel est le bilan catastrophique d'un télescopage entre un véhicule de type Mercedes 190 et un autre de type 200, lundi, aux environs de 17 heures, à une dizaine de kilomètres de la ville d'Aleg, la capitale du Brakna, au sud du pays.
Selon nos sources, l'un des conducteurs roulait à tombeau ouvert tandis que l'autre avait dévié brusquement laissant sa droite pour éviter un troupeau de vaches qui traversait la route.
Les quatre blessés qui se trouvent dans un état critique ont été évacués d'urgence sur Nouakchott pour des soins, ajoutent les mêmes sources.
Source : Tawary (Mauritanie)
lundi 12 août 2013
Néma : Un aperçu sur les préparatifs pour accueillir Mohamed Ould Abdel Aziz.
Diop Mohamedou Abou CP Mauritanoix
Ligua chaab : Pourquoi le MCRP écarte-t-il les journalistes chevronnés ?
Le grand oral du Président de la République est une occasion unique de parler directement au peuple et de lever l’équivoque sur les questions de l’heure. A savoir les élections, la lutte contre la gabegie, les disparités sociales, et autres maux dont souffre notre pays.
Cependant pour cela, le Président de la République devrait être en face de journalistes capables de faire le tour de toutes ces questions sans détours et surtout sans l’éternel retour sur les « réalisations du Président de la République », qui sont la sauce pour se faire remarquer et ne pas provoquer l’ire du CHEF.
Or, selon nos informations, encore une fois, le Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement (MCRP), aurait choisi les dix journalistes parmi ceux qui « meublent » sa salle de conférence après les conseils des Ministres.
Ces journalistes seraient déjà pour la plupart entrain de monnayer »leurs questions » au profit de clans tribaux ou de personnalités à la recherche de reconnaissance de la part du CHEF. C’est malheureusement à cela que les Mauritaniens risquent d’avoir droit ce mardi 13 août à Nema.
Sur les raisons du choix des journalistes, on évoque au ministère le souci d’alternance en faisant appel à de nouvelles figures. Toujours la même chose pour justifier la médiocrité. Si comme certains l’ont signalé, le MCRP, qui a pris armes et bagages pour s’installer à Nema, était réellement soucieux de la réussite de ce grand ORAL pourquoi ne casse-t-il pas avec les pratiques complaisantes.
On peut passer l’éponge quant il s’agit de la couverture d’un événement comme le festival des villes anciennes mais cette fois-ci il s’agit quand même du Président de la République et d’un rendez-vous avec le peuple.
Pourquoi le MCRP n-a t-il pas fait appel à des journalistes chevronnés, comme Ahmed Ould cheikh, Moussa Ould Hamed, Khalilou Diagana, Ould Mahend, Khattat, Kissima, Isselmou Moustapha, Zeinebou Mint Erebih, Maghlah et autres, qui sont collés à l’actualité et qui peuvent poser les questions qui intéressent le citoyen lambda.
En agissant de la sorte, le MCRP aurait donné plus de crédibilité au débat et permis à la presse nationale d’être dignement représentée. Loin de moi l’idée de critiquer les confrères choisis mais l’expérience est importante dans ce genre de rencontre.
Malheureusement, le MCRP, malgré l’arrivée d’un nouveau ministre, par ses désignations continue à entretenir le trafic d’influence dont usent certains pour se faire désigner et surtout la médiocrité dans un domaine où l’on ne peut pas se cacher derrière les micros.
Pour ma part, je terminerai par une question au Président de la République sur le sport (qui ne sera certainement pas abordé par mes confrères :
Monsieur le Président, la loi 97 021 a été adoptée en 1997 par le Parlement et promulguée par le Président de la République. Jusqu’à présent un seul décret (99) portant statuts types des fédérations a été adopté. Il reste 4 décrets et 6 arrêtés ministériels qui n’ont jamais été appliqués et qui peuvent résoudre tous les problèmes auxquels est confronté le sport national.
Peut-on savoir, Monsieur, le Président de la République, quant est ce que les dispositions de la loi 97 021 seront prises ?
Mohamed Ould Feily dit Antar
Aleg : Coupures intempestives de courant
Depuis plusieurs semaines, la ville d’Aleg connaît de régulières coupures d’électricité à travers tous les quartiers de la ville. Comme en de pareilles occasions, le centre régional procède par alternance dans l’alimentation des différents côtés d’Aleg. Ce problème de délestage date de plusieurs années déjà.
Et, chaque fois les responsables locaux de la Somelec tiennent promesse de régler définitivement cette question. Tantôt prétendent-ils, ce sont des équipements qui sont devenus vétustes, tantôt c’est la ville qui grandit rapidement rendant impossible son alimentation avec un seul générateur.
Pour cette fois, la cause de la panne d’électricité est normale. Le générateur principal en très bon état a été tout simplement envoyé à Néma à l’occasion de Liq’aa Chaab et remplacé par un vieux machin sorti des tréfonds de quelque magasin oublié de la société nationale d’électricité. Comme quoi déshabiller Paul et habiller Jean.
La « visitation » du Président est une véritable vipère de Mint Steili qui l’a tuée et tuer ceux qui s’occupaient de sa toilette mortuaire.
Source : Le Calame (Mauritanie)
Mauritanie - Néma: Renforcement de la sécurité avant l’arrivée du président Aziz
Source : Alakhbar (Mauritanie)
Élections municipales et législatives : Le prix du boycott
Le gouvernement a fixé une bonne fois pour toute, un calendrier électoral qui va se dérouler, selon toute vraisemblance, au pas de charge.
Les candidatures sont reçues par le représentant Local de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) entre le Mardi 13 Août 2013 à zéro heure et le Vendredi 23 Août2013 à minuit pour les élections municipales et entre le Mercredi 28 Août 2013 à zéro heure et le jeudi 12 septembre 2013 à minuit pour l'élection des députés à l'Assemblée Nationale.
Et c’est justement cet agenda très serré que compte prendre comme prétexte une certaine opposition pour ne pas participer au scrutin tout en supposant que le pouvoir lui même n’arrivera pas à organiser des élections convenables en un laps de temps si court. Mais ce faisant l’opposition commettrait une erreur lourde de conséquence dont elle ne se relèvera pas de sitôt.
C’est vrai le calendrier est presque unilatéral. C’est vrai que la majorité et son gouvernement sont en campagne depuis plusieurs mois et utilisent pour ce faire les moyens de l’Etat. C’est vrai que l’opposition radicale n’est pas représentée au sein de la CENI et ses militants sont pourchassés par le fisc et l’IGE.
C’est vrai que l’Etat civil n’a pas encore été l’objet d’un audit pour tester sa fiabilité. C’est vrai que les medias publics sont abondamment mis à contribution pour faire une campagne pour l’UPR. C’est vrai qu’avec la SNIM, Tadamoun, le CSA, et la Zone franche de Nouadhibou le pouvoir a des postes à pourvoir qui constituent autant « d’argument » électoraux convaincants surtout en Mauritanie.
En revanche le dialogue politique a légué un code électoral que l’opposition serait bien mal inspirée si elle n’en tirait pas profit. L’argument principal que la COD a avancé pour continuer jusqu’ici à siéger au sein de l’assemblée sortante et dont le mandant avait expiré, était qu’elle ne voulait pas se priver d’une tribune où elle pouvait faire entendre un autre son de cloche que celui de la majorité éternelle « applaudissante. » Le même argument tient toujours !
L’opposition doit elle laisser une assemblée qui, en toute logique, devrait durer cinq ans, sans voix de l’opposition radicale ? La COD si elle manœuvre bien pourrait sans peine envoyer une cinquante d’élus à la chambre basse du parlement. Qui plus est avec la loi électorale actuelle, la majorité est pour la première fois en mesure de mordre la poussière et ne s’assurant que d’une majorité relative.
PrévisionsEn effet il faudra 74 députés pour s’assurer la majorité absolue dans la prochaine législature, or 80 députés seront élus au suffrage proportionnel renforcé par la disposition d’interdiction du « nomadisme politique ». Alors si on passe en revue les différentes Wilayas, l’UPR arriverait difficilement à atteindre les 74 députés requis. Dans l’hypothèse la plus optimiste pour le pouvoir, on peut raisonnablement penser que l’UPR remporterait les dix sièges en jeu pour le scrutin majoritaire au Hodh El Gharbi mais il ne pourrait arithmétiquement avoir qu’un seul sur les trois en jeu à Amourj. Ce qui lui ferait 11 élus sur 13.
Au Hodh El GharbiAu Hodh El Gharbi, l’UPR remporterait Aioun et Tamchekett mais n’aura qu’un siège à Kobenni à cause de la proportionnelle et Tintane lui sera âprement disputée par les islamistes de Tawassoul mais même s’il l’emportait cela lui fera 7 députés sur les 9 que compte la région.
AssabaEn Assaba, l’UPR n’aura aucune peine à remporter Boumdeid et Kankossa mais Barkéol et Guerrou seront disputés par une coalition regroupant le RFD, les islamistes et les soutiens de Moustapha Ould Limam Chaffi et on peut envisager qu’il en perde une ce qui avec le siège proportionnel de Kiffa donnera 6 députés.
GorgolAu Gorgol, si l’UPR remporte Maghama et Monguel il ne pourra avoir qu’un siège à Mbout et Kaédi qui sont aux proportionnelles soit 6 élus.
BraknaAu Brakna , l’UPR pourrait facilement remporter Aleg, Bababé, M’bagne mais Magta Lahjar et Boghé lui seront disputés respectivement par les islamistes appuyés par le RFD et l’UFP dont Boghé est une forteresse inexpugnable. S’il en perdait une l’UPR n’aurait que 8 sièges sur les dix que compte la région.
TrarzaPour le Trarza, on est presque sûr que Wiam de Boidiel remportera Keur Macene mais le RFD pourrait lui aussi s’incruster à Rkiz ou à Boutilimitt aussi supposons que l’UPR remporte 8 sur les douze en jeu. En Adrar l’UPR pourrait céder le siège de Wadane à El Wiam mais devrait remporter les quatre autres. A Nouadhibou l’UPR aurait un sur les trois en jeu, au Tagant il n’aurait aucune peine à remporter les cinq sièges, mais au Guidimagha il ne pourra avoir que les deux de Ould Yengé et peut être deux sur les 4 de Sélibaby. Enfin l’UPR remportera sans grande peine les 5 députés en jeu en inchiri et au Tiris Zemmour.
RécapitulationSi on récapitule : 11 + 7 + 6 + 6 + 8 + 8 + 4 + 1 + 5 + 4 + 4 + 1 = 65 sièges, si on y ajoute trois de la liste nationale, trois de la liste des femmes et deux de la liste de Nouakchott, on obtiendra 73 sièges soit moins que la majorité absolue ! C’est une hypothèse tout à fait plausible et l’opposition de la COD serait la plus « bête » au monde si elle laissait le champ libre à l’UPR et à ses affidés pour constituer une assemblée nationale quasi monocolore. Bien entendu stratégiquement le pouvoir fera tout pour que la COD ne participe pas aux élections, il lui fera même miroiter ou croire que l’APP pourrait elle aussi boycotter mais ce ne serait qu’un piège. Il est certain que l’UPR sera confronté à des arbitrages difficiles qui vont certainement laisser des traces. Une opposition bien organisée avec un dédoublement dans les circonscriptions au suffrage proportionnel pourrait aisément remporter la mise ou tout au moins avoir un bloc de plus de 50 députés ce qui est loin d’être négligeable. On sait que les petits partis à cause de la nouvelle disposition qui leur retire le récépissé en cas de non participation à deux élections municipales consécutives pourraient être le refuge de nombreux mécontents des investitures de l’UPR. De plus l’élection municipale est utilisée pour le calcul de la subvention publique des partis politiques ceux-ci devront ils renoncer si facilement à ces subsides dont ils ont besoin pour continuer à fonctionner ?
BCSource : Le Quotidien de Nouakchott
Nema : Lancement de la campagne nationale d’hygiène et de lutte contre le paludisme [PhotoReportage]
Le ministre de la Santé, Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune a procédé ce dimanche à Néma au lancement de la campagne nationale d’hygiène et de lutte contre le paludisme.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre a passé en revue les efforts déployés ces dernières années par les pouvoirs publics pour améliorer le secteur de la santé tant sur le plan des équipements que sur ceux des infrastructures et des prestations de qualité à moindre coût, précisant que la santé figure en tête des priorités du programme électoral du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz.
Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune s’est appesanti, par la suite, sur les objectifs de cette campagne soulignant qu’il s’agit, entre autres, de sensibiliser les populations sur les moyens de prévention contre la malaria et les maladies liées à l’hivernage, d’améliorer les conditions environnementales, de réduire le risque de transmission et de la prévalence du paludisme notamment par la lutte contre le vecteur, la distribution de moustiquaires imprégnées et la pulvérisation intra domiciliaire d’insecticide.
Enfin, le ministre a exhorté les populations à s’engager en faveur de l’atteinte des objectifs de la campagne.
Auparavant, le Directeur régional de l’action sanitaire, Dr Moustapha Ould Moctar Ould Salek, a indiqué également que des équipes sanitaires vont sillonner la wilaya pour procéder à des pulvérisations au niveau des gîtes des moustiques et des eaux stagnantes appelant les ménages à contribuer au succès de la campagne, rappelant la gratuité du dépistage et de la prise en charge du paludisme sur tout le territoire national depuis deux ans.
Sur place, des dizaines de femmes enceintes ou accompagnées d’enfants de moins d’un an ont bénéficié d’une distribution de moustiquaires imprégnées. Toutefois, la distribution se poursuivra durant tout l’hivernage et concernera au niveau national, en priorité, les femmes enceintes et les enfants de moins de 1 an.
Le lancement de la campagne a été, également, l’occasion pour la direction de l’hygiène publique d’offrir du matériel de pulvérisation et d’assainissement aux services sanitaires de la wilaya (produits désinfectants, pulvérisateurs, masques, gants, chaussures, brouettes, pelles, etc.).
Le Coordinateur du programme national de lutte contre le paludisme, Dr Mohamed Lemine Ould Khairy, a affirmé, quant à lui, que des milliers de TDR (Tests de diagnostics rapides du paludisme) et des lots importants de médicaments anti paludéens sont déjà en stocks dans la plupart des wilayas du pays.
Le lancement de la campagne s’est déroulé dans les locaux de la DRAS en présence du wali du Hodh Echargui, M. Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall, du maire adjoint, Mme Neina Gueye, de la Coordinatrice de la CESCA-OMDS, Pr Aissata Bal et du staff du ministre.
Avec Cridem, comme si vous y étiez...
Un CDC de la Petite Enfance digne d’un collège moyen réalisé à Dioudé Dièri par la World Vision
Source : Elfoutiyou
Ligha maa Chaab : L’amateur à la table du Président
L’émission télévisée "Ligha maa Chaab" (Rencontre avec le Peuple) organisée annuellement depuis 2010 avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz se tiendra la soirée du 13 Aout à Nema capitale du Hodh Charghi.
Il s’agit d’un grand festival socio-politique dans lequel le Président Aziz dresse non sans efficience un bilan, annonce des perspectives, et répond aux questions des citoyens et des journalistes. Mais contrairement aux précédentes émissions, l’édition 2013 a présenté d’étonnantes singularités surtout dans ses préparatifs.
Pour la première fois, en effet, une initiative d’autochtones du Hodh Charghi s’est fortement mobilisée sur le Net et à visages découverts pour s’opposer à la tenue de l’émission à Nema, arguant entre autres, qu’elle n’apportera rien au vécu des populations.
Deuxième singularité, les journalistes invités à l’émission le furent pratiquement 48 heures avant l’événement. Ce qui n’a jamais été le cas auparavant. De quoi a-t-on peur? Et parmi ceux-ci, il y en a avec une expérience de moins d’une année, sinon de 3 années au mieux en journalisme. Ce qui est dérisoire!
En plus la manipulation a été de la partie. En début de journée du Dimanche des fuites distillées dans la presse annonçaient que les journalistes invités aux précédentes émissions seront exclus, ce qui n’est que justice, mais les révélations apportées en début de soirée ont démontré que tel n’est pas –hélas- le cas.
En plus des virulentes clameurs des autochtones opposés à l’émission, le novice, l’amateur et le sans niveau seront donc à la table du Président. Espérons que la crème, rehaussera le débat face au banal et au théâtral.
Source : Tahalil Hebdo (Mauritanie)
Notre consœur Racky Sy est parmi les journalistes invités pour le Grand Oral prévu à Néma
De sources informées, l'Agence Tawary d'Information a pu avoir les noms de cinq (5) journalistes parmi les dix invités au Grand oral plus connu sous le nom de Ligha-Echaab, prévu le mardi 13 Août prochain, à Néma, la capitale du Hodh-Echarghi, à l'Est du pays. Il s'agit de:
1- Aziz Ould Soufi, Rédacteur en Chef du site d'information "arabophone" Essaha,
2- Mohamed Mahmoud Ould Eboulmaali, Directeur général de Radio Nouakchott Privée,
3- Mentah Mint Lemrabott, Directrice de la Télé privée Davaa,
4- Mohamed Abdallahi Ould Mini, Correspondant de la Télévision El Alem,
5- Raki Sy, Directrice générale de la Radio Privée, Mauritanid,
Nous signalons que le ministre mauritanien de la communication et des relations avec le parlement et ses proches collaborateurs se trouvent depuis quelques jours à Néma dans le cadre des préparatifs de cet évenement national.
Source : Tawary (Mauritanie)
Le ministre de la justice reconnait sa servilité à la famille Ehl Khou
Le ministre de la justice M. Abidine Ould Kheir, aurait reconnu sa servilité à la famille Ehl Khou, quand il a répliqué à des accusations l’indexant d’arborer des slogans tribaux sur son domicile dans la ville de Nema, à 72h du coup d’envoi de l’émission Ligha Chaab, ce Grand Oral direct annuel du Président de la République retransmis par les médias depuis la capitale du Hodh Charghi.
Selon les informations rapportées sur ces présumées révélations, le ministre de la justice s’est même dit très honoré par cette servilité ainsi par son appartenance à la famille précitée, considérant ces liens sociaux de décoration accordée à son image.
Ould Kheir, aurait confié, selon les mêmes sources, que ces maîtres soutiennent le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et qu’en conséquence, ils ont le droit d’exprimer leur appui politique sincère de la manière qu’ils trouvent la mieux appropriée pour témoigner ce sentiment.
Ould Kheir, ennemi juré de l’IRA, occupe un portefeuille ministériel de souveraineté et se présente pour l’opinion comme étant l’un des soutiens inconditionnels de l’actuel chef d’Etat, mobilisant régulièrement ses affinités sociales et politiques pour assurer sa réélection à la future présidentielle de 2014.
Avec Essaha info
dimanche 11 août 2013
Dix journalistes choisis pour Ligha-Echaab de Néma
Les autorités chargées de l'organisation de la quatrième Édition "Rencontre avec le peuple" (Ligha-Echaab), prévue le 13 Août prochain,à Néma, ont décidé de choisir dix (10) journalistes pour interroger le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a appris l'Agence Tawary d'information de sources particulières.
Cette fois-ci, aucun des journalistes ayant déjà participé aux éditions précédentes n'a été choisi, ajoutent les mêmes sources.
Et jusqu'au moment,où, nous mettons en ligne cette information, nous n'avons pas encore eu une idée sur les noms des confrères choisis pour l’Édition de Néma.
Source : Tawary (Mauritanie)
Brakna : Réunion très houleuse de la commission régionale de l’UPR
La commission régionale de sensibilisation de l’UPR du Brakna présidée par Aicha Vall Vergès a organisé samedi 10 août 2013 une réunion dans l’enceinte de la maison des jeunes d’Aleg. Plusieurs centaines de personnes dont des anciens de l’époque de Taya ont répondu à l’appel.
C’était la même ambiance des rencontres du parti au pouvoir : Notables enturbannés, 4X4 de diverses couleurs, troubadours, grandes dames, élus, militants lambda venus sur injonction d’untel. Aussi les éternelles tendances, les inévitables groupes, les sempiternelles affiliations tribales.
Principale remarque l’absence quasiment concertée de tout le Brakna Sud. Les départements de Boghé, Bababé et Mbagne ont brillé par leur grande absence. Pratiquement, aucun cadre issu de ces trois moughataa n’a assisté à la réunion. La raison serait un grand mécontentement de ces cadres vis-à-vis des structures régionales du parti, notamment de la fédération de l’Union Pour la République.
La réunion ne dura pas au delà de 30 minutes. La grande salle de la maison des jeunes dégageait une chaleur suffocante. Juste un mot du secrétaire général de la section UPR d’Aleg, El Moustapha Ould Oudaa suivi d’une courte intervention du fédéral Mohamed Ould Diahloul.
Puis, c’est au tour de la coordinatrice régionale de ressasser le même discours qu’elle a déclamé quasiment dans toutes les wilayas du pays. Réalisations très importantes du Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Prochaines élections législatives et municipales. Nécessité impérieuse de se faire enregistrer sur les listes électorales et de procéder au retrait des cartes nationales d’identité.
Sauf que là, Madame la ministre n’a rien donné en termes d’argent comme elle l’a fait à Aioun, Kiffa ou Sélibabi où des dizaines de millions ont été distribués aux soit disant pauvres suivant les orientations éclairées de leur Président.
Acte 2 de la réunion, les traditionnelles entrevues avec les groupes.Pour cela, la délégation a ordonné aux ensembles d’aller attendre au siège de la fédération juste le temps que ses membres se ramollissent la gorge à la maison du fédéral. Longue attente : De 19 heures à 22 heures. Impatience et colère au sein des groupes de Dechra, de Bouratt et autres Agchorguitt, Dielwar, Bouhdida…. Des indiscrétions rapportent que la délégation de l’UPR a effectivement commencé à rencontrer certains groupes, notamment les tendances de Male à la maison du fédéral. Mieux, le patriarche Ismaël Ould Amar a même été rencontré vers quinze heures, c'est-à-dire avant même la tenue de la réunion. Visiblement, les manœuvres semblent être très dures pour procéder aux choix des candidats à la candidature de l’UPR pour briguer les mairies de la moughataa centrale. Et selon un cadre du groupe Dechra : « Cela commence ma comme ça et ça présage de graves disfonctionnements que nous dénoncerons partout ». Vers vingt deux heures, la commission arrive enfin au siège de la fédération où l’attendent très en colère certains groupes. Clash de nerfs entre le fédéral et un cadre de la ville. Insultes, petite rixe qui a failli dégénérer en bataille rangée puis tout entre en ordre dans une grande déception de la Présidente et de son staff du comportement inattendu de leur fédéral, la première personnalité régionale de l’UPR. Le chemin est encore long et semé d’embûches. Il faut alors beaucoup de sang froid, de retenue et de responsabilité pour gérer une situation aussi complexe que celle qui se présente à Aleg. Visiblement, le choix de deux députés et de cinq maires pour Aleg ne sera pas une promenade facile. Certains hauts responsables de la ville seraient déjà entrés en ligne pour influencer les rapports de la commission en leur faveur en usant et abusant de tous les moyens. Vrai ou faux ? L’avenir nous édifiera.
Source : El kory Brahim
Personne n’est témoin de mensonge
P
Certains jeunes ont propagé une initiative dénommée « Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages» appelant au boycott de «Liqaa Chaab » dans la ville de Nema. Et comme nous ne sommes pas d’accord avec ces frères quant à l’appréciation de cette question, nous avons estimé utile d’éclairer l’opinion publique sur notre position afin que notre silence ne puisse être interprété comme assentiment ou connivence.
La désignation de cette initiative insinue que tous ceux qui n’y participent pas sont tout naturellement des témoins du mensonge. Ceci est insupportable pour tout musulman qui sait que le faux témoignage est le troisième grand péché après l’association à Allah et le non- respect des parents.
L’intrusion du discours religieux dans une divergence d’opinions politiques n’est pas honnête. Et que dire si nous autres réclamons être « Les serviteurs du Tout Miséricordieux, ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent:
«Paix» » ou si tout simplement nous nous réclamons de la deuxième partie du verset de sourate Al Fourqan (Le discernement) qu’ils ont invoqué : ceux qui « lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ». El Bekkaye Ould Abdel Kader Khou
Il était bien possible d’ignorer ce genre de propagande n’engageant que ses auteurs qui ont d’ailleurs tout le droit d’exprimer librement leurs convictions et nous leur reconnaissons ce droit sans grief. Mais là où le bas blesse c’est lorsqu’ils invoquent le Saint Coran et nous espérons être parmi « ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah » (Al Anfal). Mais sur quoi donc se basent-ils pour décider a priori que «Liqaa Chaab » est futile ?
Pour eux, le projet de la nappe de Dhar tarde à démarrer, l’absence de perspective pour l’élevage, l’agriculture négligée, le faible niveau des infrastructures, la détérioration des services sanitaires, le niveau de pauvreté, la faiblesse du pouvoir d’achat, la fermeture de l’aéroport, l’absence d’un réseau ferroviaire au niveau national, la faiblesse du réseau routier entre Nema et les départements…Tels sont en substance les principaux griefs invoqués et ils ont tout le droit de ne pas être satisfaits de la prestation du Gouvernement et de la critiquer.
Tout comme nous avons le droit de défendre notre position de soutien. Tout d’abord, il nous est difficile d’accepter qu’il y ait une marginalisation politique de la Wilaya au moment où nous nous félicitons que la Primature lui est attribuée avec plusieurs ministères et non des moindres : Justice, Equipement et Transports, Hydraulique, Santé, ainsi que plusieurs hautes positions politiques dont Président de l’Assemblée Nationale, Président du Conseil Constitutionnel, Directeur de Cabinet du Président, Haut Conseil de la Fatwa, Médiateur de la République et Commissariat à la sécurité Alimentaire, et dans les hautes fonctions dans l’Administration : des Secrétaires généraux de Ministères, des Directeurs centraux dans les Ministères et des chefs d’Etablissements publics.
Nous avons compris que le projet de la nappe de Dhar est une priorité du Gouvernement qui a adopté lors du Conseil des Ministres du 25 avril 2012 un projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt signé avec le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES) destiné au financement du Projet d'Alimentation en Eau Potable des villes et villages de l'Est à partir du Bassin Dhar, y compris , la réalisation de stations de pompage, de réservoirs et la réalisation de nouveaux réseaux de distribution avec annexes nécessaires : bornes fontaines, branchements domestiques.
Il importe peu pour nous que l’on inaugure l’étude de faisabilité, le financement ou le démarrage tant que l’on est sur la bonne voie pour la réalisation du projet. Et d’ailleurs pour être juste, il faudrait rappeler que c’est un projet gigantesque (estimé à plus de 32 milliards d’ouguiyas) qui a tenu tête à tous les gouvernements successifs depuis les années soixante du siècle passé.
Nous considérons que l’élevage est réellement le pilier de l’économie de la Wilaya et nous sommes optimistes quant aux progrès réalisés dans l’insémination artificielle et les étapes franchies pour l’implantation d’une usine de lait à Nema. Plus encore, nous revendiquerons l’ouverture de plusieurs usines là où la densité du cheptel est importante afin d’avoir un réseau capable d’approvisionner le pays tout entier.
Nous devons reconnaître l’amélioration de la couverture sanitaire, l’approvisionnement du marché en fourrage à des prix abordables pendant les années de grande sécheresse, l’ouverture de boutiques subventionnées afin de soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes, la préservation des pâturages par la lutte contre les incendies et le projet de la ferme d'élevage de Mahmouda destinée à l'amélioration des espèces bovines.
Quant à l’agriculture sous pluie, elle a bénéficié de la réalisation de quelques barrages et de la distribution des semences. Nous ne disons pas qu’elle est négligée mais nous réclamons la modernisation des procédés et davantage d’encadrement pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il est même possible d’avoir une importante production de légumes si l’on rationnalise l’utilisation des eaux de pluie et si l’on modernise les procédés d’irrigation ; ce qui a été réalisé à Nbeiket Lahwache en est le témoignage le plus clair.
Dans ce cadre, il serait également utile d’aider à la création des coopératives agricoles villageoises en l’intégrant dans toutes les politiques sectorielles. Il est grand temps de rénover les procédés agricoles d’antan afin d’améliorer la productivité.
Pour ce qui est de la faiblesse du niveau des infrastructures, l’on sait que cela est une caractéristique des pays en développement et notre pays n’échappe guère à la règle surtout que notre Wilaya a une très vaste superficie. L’on remarque cependant une amélioration sensible dans les infrastructures routières au niveau de l’ensemble du pays. Nous espérons que sous peu Nema va être reliée aux chefs-lieux des Moughataa ; le travail ayant déjà avancé dans les sections Nema-Bangou et Amourj-Emmat Lekarich. Il paraît également que les études pour Amourj-Adel Bagrou et Nema-Bassiknou ont été terminées.
Nous sommes donc fin prêts pour souhaiter la bienvenue à son Excellence Le Président de la République sans hypocrisie et sans témoignage mensonger pour lui transmettre les doléances des habitants du Hodh tout en reconnaissant avec gratitude les grandes réalisations : réforme de la Justice, garanties des libertés politiques, liberté de la presse, politiques sociales, modernisation de l’Etat Civil, infrastructures routières, succès dans les politiques étrangère et monétaire et renforcement de l’Etat de droit.
Nous lui dirons que nous fondons sur lui beaucoup d’espoir afin de rendre justice à cette Région qui a longtemps souffert du fait de son éloignement de la capitale ; ce qui a fait qu’elle a continué à vivre d’une économie rurale archaïque.
Nous lui soumettrons très honnêtement les souffrances des populations et leurs espérances pour qu’il soit au courant de tous les détails. Nous attirerons son attention sur la nécessité d’avoir une Université et un Institut Supérieur de Technologie car les étudiants –et surtout les étudiantes- émigrent avec leurs familles pour poursuivre leurs études. Nous solliciterons de son Excellence la programmation d’une Ecole Militaire pour la formation des Officiers et Sous-officiers.
Nous appellerons à accorder davantage de priorité au tourisme ; notre région disposant de très beaux sites naturels et des villes historiques très anciennes. Cette politique implique nécessairement l’ouverture de l’aéroport et même sa connexion avec les vols internationaux.
Nous solliciterons les instructions du Président pour l’encouragement des petites unités industrielles afin de créer des opportunités de travail pour les jeunes ainsi que pour l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens.
Nous solliciterons aussi l’amélioration de la couverture sanitaire par la création d’unités médicales ambulantes pour donner les soins de première nécessité aux populations les plus enclavées.
Nous insisterons sur l’importance de la dynamisation du Fonds de Développement Régional ; véritable instrument de répartition de la richesse nationale. Notre Wilaya, plus que toute autre, en a besoin.
Voici une partie de ce que nous dirons au Président mais nous disons à nos frères qu’il est grand temps d’avoir une classe politique éclairée qui croit au pluralisme et à l’éthique du dialogue et de la divergence en politique. Quelque soient nos backgrounds idéologiques et nos mobiles personnels, nous devons mettre les intérêts de notre Région au-dessus de toute considération. Que nous soyons de l’Opposition ou du Pouvoir, nous devons nous rencontrer autour de ce qui nous unit et il est beaucoup plus important que ce qui nous sépare.
Nous devons aussi être honnêtes et reconnaître ce qui a été réalisé dans tous les domaines et en particulier en matière de défense et de sécurité et ce en très peu de temps. Mais nous pouvons également demander davantage. Nous devons comprendre que tout opposant n’est pas un diable qu’il faut écraser et que tout soutien du Pouvoir n’est pas un réactionnaire qu’il faut dénoncer.
Nous ne devons pas épuiser nos efforts dans des combats stériles et rien n’exclut la possibilité de mettre en place des clubs de discussion pour échanger sur tous ces défis sans considération de notre appartenance politique.
Il reste que le ciel ne pleut ni or ni argent et nous sommes devant des échéances nationales importantes ; voilà pourquoi nous devons élire ceux qui ont la compétence de défendre nos intérêts et qui privilégieront l’intérêt général sur le leur.
Certains jeunes ont propagé une initiative dénommée « Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages» appelant au boycott de «Liqaa Chaab » dans la ville de Nema. Et comme nous ne sommes pas d’accord avec ces frères quant à l’appréciation de cette question, nous avons estimé utile d’éclairer l’opinion publique sur notre position afin que notre silence ne puisse être interprété comme assentiment ou connivence.
La désignation de cette initiative insinue que tous ceux qui n’y participent pas sont tout naturellement des témoins du mensonge. Ceci est insupportable pour tout musulman qui sait que le faux témoignage est le troisième grand péché après l’association à Allah et le non- respect des parents.
L’intrusion du discours religieux dans une divergence d’opinions politiques n’est pas honnête. Et que dire si nous autres réclamons être « Les serviteurs du Tout Miséricordieux, ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent:
«Paix» » ou si tout simplement nous nous réclamons de la deuxième partie du verset de sourate Al Fourqan (Le discernement) qu’ils ont invoqué : ceux qui « lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ». El Bekkaye Ould Abdel Kader Khou
Il était bien possible d’ignorer ce genre de propagande n’engageant que ses auteurs qui ont d’ailleurs tout le droit d’exprimer librement leurs convictions et nous leur reconnaissons ce droit sans grief. Mais là où le bas blesse c’est lorsqu’ils invoquent le Saint Coran et nous espérons être parmi « ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah » (Al Anfal). Mais sur quoi donc se basent-ils pour décider a priori que «Liqaa Chaab » est futile ?
Pour eux, le projet de la nappe de Dhar tarde à démarrer, l’absence de perspective pour l’élevage, l’agriculture négligée, le faible niveau des infrastructures, la détérioration des services sanitaires, le niveau de pauvreté, la faiblesse du pouvoir d’achat, la fermeture de l’aéroport, l’absence d’un réseau ferroviaire au niveau national, la faiblesse du réseau routier entre Nema et les départements…Tels sont en substance les principaux griefs invoqués et ils ont tout le droit de ne pas être satisfaits de la prestation du Gouvernement et de la critiquer.
Tout comme nous avons le droit de défendre notre position de soutien. Tout d’abord, il nous est difficile d’accepter qu’il y ait une marginalisation politique de la Wilaya au moment où nous nous félicitons que la Primature lui est attribuée avec plusieurs ministères et non des moindres : Justice, Equipement et Transports, Hydraulique, Santé, ainsi que plusieurs hautes positions politiques dont Président de l’Assemblée Nationale, Président du Conseil Constitutionnel, Directeur de Cabinet du Président, Haut Conseil de la Fatwa, Médiateur de la République et Commissariat à la sécurité Alimentaire, et dans les hautes fonctions dans l’Administration : des Secrétaires généraux de Ministères, des Directeurs centraux dans les Ministères et des chefs d’Etablissements publics.
Nous avons compris que le projet de la nappe de Dhar est une priorité du Gouvernement qui a adopté lors du Conseil des Ministres du 25 avril 2012 un projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt signé avec le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES) destiné au financement du Projet d'Alimentation en Eau Potable des villes et villages de l'Est à partir du Bassin Dhar, y compris , la réalisation de stations de pompage, de réservoirs et la réalisation de nouveaux réseaux de distribution avec annexes nécessaires : bornes fontaines, branchements domestiques.
Il importe peu pour nous que l’on inaugure l’étude de faisabilité, le financement ou le démarrage tant que l’on est sur la bonne voie pour la réalisation du projet. Et d’ailleurs pour être juste, il faudrait rappeler que c’est un projet gigantesque (estimé à plus de 32 milliards d’ouguiyas) qui a tenu tête à tous les gouvernements successifs depuis les années soixante du siècle passé.
Nous considérons que l’élevage est réellement le pilier de l’économie de la Wilaya et nous sommes optimistes quant aux progrès réalisés dans l’insémination artificielle et les étapes franchies pour l’implantation d’une usine de lait à Nema. Plus encore, nous revendiquerons l’ouverture de plusieurs usines là où la densité du cheptel est importante afin d’avoir un réseau capable d’approvisionner le pays tout entier.
Nous devons reconnaître l’amélioration de la couverture sanitaire, l’approvisionnement du marché en fourrage à des prix abordables pendant les années de grande sécheresse, l’ouverture de boutiques subventionnées afin de soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes, la préservation des pâturages par la lutte contre les incendies et le projet de la ferme d'élevage de Mahmouda destinée à l'amélioration des espèces bovines.
Quant à l’agriculture sous pluie, elle a bénéficié de la réalisation de quelques barrages et de la distribution des semences. Nous ne disons pas qu’elle est négligée mais nous réclamons la modernisation des procédés et davantage d’encadrement pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il est même possible d’avoir une importante production de légumes si l’on rationnalise l’utilisation des eaux de pluie et si l’on modernise les procédés d’irrigation ; ce qui a été réalisé à Nbeiket Lahwache en est le témoignage le plus clair.
Dans ce cadre, il serait également utile d’aider à la création des coopératives agricoles villageoises en l’intégrant dans toutes les politiques sectorielles. Il est grand temps de rénover les procédés agricoles d’antan afin d’améliorer la productivité.
Pour ce qui est de la faiblesse du niveau des infrastructures, l’on sait que cela est une caractéristique des pays en développement et notre pays n’échappe guère à la règle surtout que notre Wilaya a une très vaste superficie. L’on remarque cependant une amélioration sensible dans les infrastructures routières au niveau de l’ensemble du pays. Nous espérons que sous peu Nema va être reliée aux chefs-lieux des Moughataa ; le travail ayant déjà avancé dans les sections Nema-Bangou et Amourj-Emmat Lekarich. Il paraît également que les études pour Amourj-Adel Bagrou et Nema-Bassiknou ont été terminées.
Nous sommes donc fin prêts pour souhaiter la bienvenue à son Excellence Le Président de la République sans hypocrisie et sans témoignage mensonger pour lui transmettre les doléances des habitants du Hodh tout en reconnaissant avec gratitude les grandes réalisations : réforme de la Justice, garanties des libertés politiques, liberté de la presse, politiques sociales, modernisation de l’Etat Civil, infrastructures routières, succès dans les politiques étrangère et monétaire et renforcement de l’Etat de droit.
Nous lui dirons que nous fondons sur lui beaucoup d’espoir afin de rendre justice à cette Région qui a longtemps souffert du fait de son éloignement de la capitale ; ce qui a fait qu’elle a continué à vivre d’une économie rurale archaïque.
Nous lui soumettrons très honnêtement les souffrances des populations et leurs espérances pour qu’il soit au courant de tous les détails. Nous attirerons son attention sur la nécessité d’avoir une Université et un Institut Supérieur de Technologie car les étudiants –et surtout les étudiantes- émigrent avec leurs familles pour poursuivre leurs études. Nous solliciterons de son Excellence la programmation d’une Ecole Militaire pour la formation des Officiers et Sous-officiers.
Nous appellerons à accorder davantage de priorité au tourisme ; notre région disposant de très beaux sites naturels et des villes historiques très anciennes. Cette politique implique nécessairement l’ouverture de l’aéroport et même sa connexion avec les vols internationaux.
Nous solliciterons les instructions du Président pour l’encouragement des petites unités industrielles afin de créer des opportunités de travail pour les jeunes ainsi que pour l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens.
Nous solliciterons aussi l’amélioration de la couverture sanitaire par la création d’unités médicales ambulantes pour donner les soins de première nécessité aux populations les plus enclavées.
Nous insisterons sur l’importance de la dynamisation du Fonds de Développement Régional ; véritable instrument de répartition de la richesse nationale. Notre Wilaya, plus que toute autre, en a besoin.
Voici une partie de ce que nous dirons au Président mais nous disons à nos frères qu’il est grand temps d’avoir une classe politique éclairée qui croit au pluralisme et à l’éthique du dialogue et de la divergence en politique. Quelque soient nos backgrounds idéologiques et nos mobiles personnels, nous devons mettre les intérêts de notre Région au-dessus de toute considération. Que nous soyons de l’Opposition ou du Pouvoir, nous devons nous rencontrer autour de ce qui nous unit et il est beaucoup plus important que ce qui nous sépare.
Nous devons aussi être honnêtes et reconnaître ce qui a été réalisé dans tous les domaines et en particulier en matière de défense et de sécurité et ce en très peu de temps. Mais nous pouvons également demander davantage. Nous devons comprendre que tout opposant n’est pas un diable qu’il faut écraser et que tout soutien du Pouvoir n’est pas un réactionnaire qu’il faut dénoncer.
Nous ne devons pas épuiser nos efforts dans des combats stériles et rien n’exclut la possibilité de mettre en place des clubs de discussion pour échanger sur tous ces défis sans considération de notre appartenance politique.
Il reste que le ciel ne pleut ni or ni argent et nous sommes devant des échéances nationales importantes ; voilà pourquoi nous devons élire ceux qui ont la compétence de défendre nos intérêts et qui privilégieront l’intérêt général sur le leur.
Source : ElBekaye Ould Abdel Kader Ould Khou
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